Publié par : Jacques Grégoire | 2024/12/05

Gamme et Châteaux de sable.

Ceci n’est pas un clavier.
Merci Magritte

J’aime après une sieste ou une méditation m’installer au piano,
l’esprit reposé et attentif.
Ici ce sera le ton de do mineur que j’utilise. J’essaie de laisser les deux mains dialoguer. Le plus difficile bien entendu c’est d’intercaler les notes d’une main à l’autre.
Dissocier la gauche de la droite et vice-versa. Les résultats sont souvent l’occasion de découvertes surprenantes. Comme la fin de cet enregistrement.

Quand je mets mes pièces en ligne, je vous invite dans mon carré de sable.
Je joue du piano, mon leitmotiv: jouer comme dans s’amuser.

À l’écoute vous et moi sommes dans ce carré de sable. Si la qualité de mon jeu justement n’est pas toujours impeccable, il a la solidité des châteaux que j’édifie. Avec tout le plaisir que leurs constructions procure.

Quand c’est terminé ce me serait difficile de tout refaire à l’identique. Comme faire et refaire les vraies gammes ce fut toujours pour moi un gâche plaisir. Messieurs-dames les interprètes ou virtuoses j’ose espérer que vous y avez trouvé votre compte. En souhaitant que mes notes à la va-comme-j’te- pousse ne vous dérangent pas trop.

Impro en do mineur. Clavier Yamaha MX88: Mellow Grand. Enregistrement: Cakewalk de BandLab, une seule prise.

Publié par : Jacques Grégoire | 2024/12/04

Lueur Immaculée

Je suis assis chez-moi en train de lire. La grisaille de cette journée de fin  novembre est percée par de beaux rayons de soleil.  Luminosité qui me transporte loin en arrière.
J’ai 6 ou 7 ans, probablement fin d’après-midi, je devais accompagner mes jouets à créer ces univers où tout était magnifiée. Comme dans les albums de Tintin, Chlorophylle et autres personnages des émissions pour enfants à la radio ou la télé.
En sortant de ma chambre, je suis surpris par la noirceur. Sauf une lueur venant de la salle de séjour. En m’approchant,  le beau sourire de ma mère m’accueille.  Auréolée  par la seule lumière dans la pièce, l’ampoule de la machine à coudre où elle est assise avec la pénombre comme toile de fond.
C’est cette image qui c’est imprégnée. Aucune idée du pourquoi au comment.
Que cela me revienne encore aujourd’hui pourrait avoir bien des significations mais je n’en retiens qu’une. Il y aura 50 ans le 8 décembre que notre mère est décédée à l’âge de 49 ans.
Elle a élevé, éduqué et aimé ses enfants qu’elle adopta tous les trois en bas âge.
Le 8 décembre pour les catholiques c’est la fête de l’Immaculée Conception. Son dernier clin d’oeil rieur… Nous aimons le croire.

Il y a toujours eu un piano à la maison.
Notre mère aurait pu faire carrière en musique. Du classique aux chansons populaires, les soirées où les amis et la parenté se réunissaient,  elle accompagnait ou répondait aux demandes spéciales.
La mienne: la valse de Brahms.
Au moins 2 fois de suite.

https://youtu.be/aPtjEdRSczM?si=41mDOtFu7vNJVB20

Publié par : Jacques Grégoire | 2024/12/01

L’impasse du bonheur.

J’apprécie tellement l’emplacement de mon logis.
Vivre dans une impasse, une rue en cul-de-sac, offre des avantages certains. Moins de circulation automobile, une tranquillité relative et peu de voisins.
Tranquillité avec preuve à  l’appui.  Tout est recouvert de neige reçue pendant la nuit. Un blanc tapis est apparu comme par magie tel le manteau blanc d’Hermione.

Premier cliché suivi par ceux pris ce matin entre 7h et 10h.
Ce qui étonne le plus,  pas de trace humaine avant 9h et que des pas. Aucune trace de pneus d’auto.

Description sous chacune des photos.

Comme moi vous remarquerez les pistes parcourant ce paysage hivernal. Je n’ai pu photographier les chats du quartier aux moments où ils utilisaient leurs raccourcis habituels les menant de ou vers les domiciles de leurs maîtres. Je dis maître mais nous savons tous que ce sont eux les empereurs de la maisonnée.

Impasse aussi beaucoup plus sécuritaire pour eux évidemment. J’en ai recensé quatre peut-être cinq, il y en a un gris. Cette deuxième photo  nous montre que le genre humain recherche aussi les raccourcis. Des traces de pas.

Il y a âme qui vive. J’aurai pu voir enfin la première personne vivante aujourd’hui. Elle se préparait à utiliser le sentier abrupte qui permet d’aller traverser le rail de chemin de fer. Les trains qui y passent, seuls moments dans ma journée jusqu’ici à être mis en contact avec la civilisation motorisée.

L’impasse du bonheur. Tout ce temps passé a être bien où je suis. Comme ce mantra que j’utilise parfois dans mes moments de méditation: Je suis où je suis dans le moment du présent.
Comme cette matinée pleinement en contact avec mon milieu.

En conclusion une impro toute courte voulant montrer les précautions prises par  la gent féline déambulant autour de chez-moi.
Pour marquer ces hésitations, un ton que j’utilise très peu si bémol.

Une seule prise pour illustrer l’immédiateté de l’improvisation. Sujet à discuter prochainement.

Publié par : Jacques Grégoire | 2024/11/29

Pulser Project

Je viens de trouver cette recherche sur une poétesse du 17ieme siècle. Entrefilet pris d’un courriel que je reçois de Nature Briefing: anthropocene

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This week I was moved by an extraordinary poem written by Lady Hester Pulter in 1648 as she lay almost on her death bed after giving birth for the 15th time. This Was Written in 1648,  »When I Lay in, With my Son John has a hallucinatory edge » as Pulter describes the solar system from a unique perspective. Perhaps just as extraordinary is that Pulter’s poems were only uncovered by accident in 1996 in a library at Leeds University. The power of the mind at times of immense strain and existential crisis is something to hold close.

https://pulterproject.northwestern.edu/

Je vous mets le lien vers Project Pulter que je commence à explorer.

Vidéo du projet.

Publié par : Jacques Grégoire | 2024/11/29

Semaine de peu de mots

Mais je vous lis avec grand plaisir. Vous me surprenez et m’enchantez dès mon réveil tous les jours.
Peu de mots mais en recherches de notes et  d’arrangements pour un projet multipistes.

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Mon début de pratique quotidienne, un réchauffement selon mes thèmes connus qui font surgir des phrasés oubliés et à découvrir. Un peu mes arpèges. Bonne journée, le soleil vient de se pointer. Bonheur!



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