

enregistre nos amis « oizos »
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Je ne me souviens pas de la date exacte de mon dernier article. Quand c’est pour le passé proche je ne me fais pas de souci.
Celui quasi immédiat me laisse souvent pantois.
Pas ces occasions où l’on oublie ce que nous allions faire quand on va d’une pièce à l’autre dans la maison.
Ou encore le nom d’un artiste qu’on ne replace pas mais dont on se rappelle les oeuvres, ses enfants ou la conjointe.
Mes appréhensions ces dernières semaines allèrent vers cette mémoire qui doit apprendre, se rappeler.
J’ai potassé depuis la fin de l’hiver une pièce de Sibelius, étude #76.
Que la première page, c’est amplement pour mes aptitudes. Cet exercice devait, comme bien d’autres avant, prendre un temps relativement court.
Deux à trois semaines, pour me mettre le morceau ou l’extrait au bout des doigts et par coeur.
Que nenni! En ce moment même si je divisais la partition en plusieurs segments, j’avais beaucoup de difficultés à retenir et faire le lien entre ces parties.
La lecture à vue se passait bien mais rien ne semblait bien s’imprimer dans ma mémoire.
Je me suis demandé dès lors si ma capacité à mémoriser déclinait.
Pour tester cette mémoire quasi défaillante, j’ai fait un retour vers des pièces non jouées depuis un certain temps. Ça me revenait assez rapidement.
Mais elles avaient été apprises il ya plus ou moins longtemps. Comme si le passé devenait garant de mon présent.
J’ai fait mes recherches auprès de nos amis, cyborg-de-la-pensée. Je n’en nomme aucun, je me demande s’ils en sont rendus à s’offusquer de nos craintes à leur égard.
Premier constat, mon hygiène cérébrale grâce à la musique entre autres semble normale.
Après rendez-vous avec ma doc et ma pharmacienne, les suppléments en vitamines comme B6 ou B12 ne sont pas une nécessité tout comme ces exercices qui amélioreraient mon acuité mnémotechnique.
Les deux m’ont fait part surtout du facteur temps, tout cela est normal à mon âge.
Hé oui! Me voici rendu à la dernière année où l’on peut lire les albums de Tintin, limite que je vais quand même outrepasser.
Toutes ces craintes furent surtout causées par mes difficultés au piano. Elles s’y révélèrent aussi au bout des doigts. Les morceaux que j’apprends demandent des doigtés nouveaux. Les deux mains devinrent rébarbatives à ces apprentissages, même à me demander si l’arthrose s’invitait. Mais non! Juste des techniques que je ne possède pas.
Je ne me dompte pas. Je me demande toujours si vieillir serait une création de l’esprit.
Ce sera encore et toujours: « Cent fois sur la partition il faut revenir. »
Vous trouverez plus bas mon impro matinale obsessionnelle celle-là. Ce cher Sibelius qui ne cesse de s’inviter.
Vous dire aussi que j’ai pris beaucoup de temps à meubler ma solitude de lectures, d’écoutes musicales, quelques promenades dans mon sentier préféré à écouter la ribambelle d’oiseaux printaniers.
Il y a eu aussi les préparatifs pour le camping quand le beau temps durera au moins deux jours d’affilée.
L’été est à nos portes et je compte en profiter.
Enregistrement & mastering: Cakewalk Sonar clavier: Yamaha MX88






















































































