Publié par : Jacques Grégoire | 2022/10/06

Alarme COVID suite

Merci pour vos bons mots. Tout va mieux.

Plus de fièvre. Plus de quinte de toux ou presque. Encore des courbatures mais ne me demandez pas pour une promenade même courte.

Je viens de mettre de l’ordre dans mon capharnaum covidien. Ouf!Je vous écris bien répandu sur mon lit. Mais soyez sans crainte pas encore grabataire.

Je devrais être complètement sur pied d’ici le début de la semaine prochaine.

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/10/04

Alarme COVID.

Voilà…. Le virus m’a rattrapé.

Ou l’ai-je attrapé?

Je vous évite les détails. Mais ceux qui compare cela à une « grippe de gars ». Dans mon cas deux grippes de gars pour une Covid.

Sur le carreau pour au moins une semaine et plus si besoin.

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/09/29

Absence plus ou moins prolongée

En premier, une raison familiale: l’hospitalisation d’urgence de ma fille pour une infection bactérienne. Ce fut inquiétant les premiers 24 heures mais tout va bien maintenant.

En second lieu, des expériences musicales accaparent beaucoup de mon temps. Je me promène entre minimalisme et genre ambient ( Chill-out, New-Age, Downtempo ou ce que vous voudrez)

Dernier point, je recherche de vieux textes dans mes papiers et vieilles sauvegardes informatiques. Un projet dont je vous reparlerai bientôt.

J’oubliais, je travaille toujours une demi-journée par semaine. Et plus en ce moment, le manque criant de personnel oblige les retraités à reprendre du collier.

Je vous souhaite aussi de profiter du bel automne, ma saison préférée.

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/09/15

Des fers pour les talons

Collège des Jésuites, les années soixante. Eh Oui! J’ai tenté de faire mes humanités.

L’image ci-haut fut une des causes de mon exclusion du collège dès la syntaxe.

À cette époque pour que les talons de vos souliers durent plus longtemps, le cordonnier y ajoutait un fer.

Pour les jeunes ados ou pré-ados presque un rite de passage.

Sur les trottoirs, dans la rue les clic clac résonnaient comme ceux des plus vieux.

Mais surtout dans les corridors en terrazzo. Se donner un bon élan….

Clic! Clac! Clic! Clac! …. Clic! Clac! Clic! Clac!

Et se laisser glisser sur les talons. Jouissif!

Terrazzo ou granito pour le cousins

Jouissif, disais-je. Mais imaginez ce qui apparut au bout du couloir.

J’atterris presque dans la soutane du préfet de discipline.

Guettait-il pour prendre sur le fait celui qui laissait de longues traces sur les planchers?

Pas eu le loisir de lui demander. Direction son bureau.

Retenues multiples et pensums à l’avenant.

Dans un prochain article vous aurez les autres causes de mon renvoi. Il sera question de musique bien sûr.

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/09/06

Oreille Relative Minimaliste

Je pratique depuis quelques semaines une musique que j’ai créée à partir d’accords, de phrasés glanés çà et là. Ces choix sont faits dans un ton que je maîtrise moins bien.

Ici mi bémol et sa relative mineure le ton de do mineur évidemment.  

Cela donne une partition genre méli mélo. Dans ce cas-ci une bonne douzaine de phrases composées d’autant d’accords.

Comment m’est venue cette idée? J’écoute depuis quelques mois les compositions pianistiques de Philip Glass. Surtout ses Études Book 1 et 2.

Compositeur américain minimaliste, ce qui implique que la progression du morceau pourra être répétitive, voire même sérielle.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Musique_minimaliste

Écoute en boucle sur YouTube avec les mains des pianistes bien en vue. Inspirant et très éducatif. Frustrant parfois de constater comment la nature les a dotés de doigts aussi longs. Quant à leur agilité, il ne faut qu’admirer leur virtuosité mais par-dessus tout la somme de travail qu’il faut pour y arriver.

Cela m’a permis de reconnaître des doigtés que je possède un tant soit-il, vitesse en moins. 

Pour les choix de notation de cette pièce en devenir je n’utilise pas les Études de monsieur Glass. Je ne veux pas le plagier en tant que tel. 

Mon outil de prédilection dans ces circonstances.

Mon oreille

Il y a l’oreille musicale, ce qu’en dit Google:

‘’Le terme d’oreille musicale désigne la possibilité de chanter juste et d’apprécier la justesse d’un son, c’est-à-dire la hauteur des notes les unes par rapport aux autres dans la gamme.’’

Comme tout un chacun qui écoute ou joue de la musique. 

Et l’oreille relative, toujours selon Google:

‘’Quelqu’un qui a travaillé son oreille relative, lorsqu’il entend une chanson, par exemple à la radio, peut reconnaître certains éléments ou l’intégralité des accords et de la mélodie, en fonction de ce qu’il a étudié au préalable. Si le musicien a été jusqu’au-boutiste dans son travail, cela peut même être un réflexe, aussi rapide que pour l’oreille absolue.’’

Définition issue du site dont vous trouverez le lien ci-bas. On oublie l’oreille absolue. Toutes les personnes que j’ai rencontrées la possédant auraient aimé la mettre en sourdine de temps en temps ou souhaité carrément ne plus l’avoir. 

https://www.secretsdemusiciens.com/oreille-absolue-ou-relative/

Selon la définition de l’oreille relative, il faut la travailler… Je joue du piano depuis l’âge de 4 ans. Suivi des cours tout au long de mes années à l’école primaire. J’ai appris la guitare à l’oreille. Je crois posséder une bonne oreille relative et certains musiciens me l’ont déjà confirmé.

Quand j’écoute des musiques en boucle, c’est premièrement parce qu’elles me plaisent. Que serait pour moi un dimanche matin sans Bach ou des chants religieux. Du Rameau joué par Sokolov en faisant le ménage. Debussy pour lire ou la sieste. Pink Floyd en souvenir des spectacles emboucanés. 

En ce moment je découvre le piano de Philip Glass, je laisse ses constructions faire leurs chemins vers mon oreille. Cette façon de faire m’a toujours bien servi. Pensons au style de Chick Corea, Mark Almond, les différents rythmes jazz que j’incorpore dans mes impros et bien sûr les influences du classique. 

L’oreille commence à bien diriger mes doigts sur les bonnes touches. Et croirais-je dans l’esprit et l’influence de monsieur Glass. 

Je répéterai donc l’exercice d’enregistrer une lecture à vue que je vous retrouverez plus bas. Lecture à vue, disons plutôt un aide-mémoire. Après presque trois semaines de déchiffrage et de recherches de phrasés, vous entendrez un mélange de lectures et d’impros. Ce que mon oreille restitue de mes écoutes et tout ce qui naît du bout de mes doigts. Pardonnez les jambettes et autres longs silences. (faut bien retrouver le mi ou là où je suis rendu dans la partition) Il y aussi un effet de reverb pour me donner l’impression que je joue à Carnegie Hall, sans public cependant.

Clavier Korg SP 200, Pré-amp U-Phoria UMC 204hd, Cakewalk de Band Lab.

Philip Glass Études Book 1 pour vous donner une idée de ma démarche empirique.

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/08/31

A.D.F. (Avec Domicile Fixe) Retour en 2009

Je republie un article datant de 2009 au tout début de ce blog. Période où je suivais aussi des cours de musique, de pose de voix et de composition à l’École de musique Manon Chénard-Marcotte. Vous lirez et entendrez le résultat de mon devoir d’élève appliqué. Il y un aperçu de la partition, arrangement de Manon.

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Je mets en ligne les paroles d’une chanson composée après un défi  que nous nous lançâmes un bon ami et moi lors d’une pérégrination en voiture sur la Côte Nord du St-Laurent en 2006. 

Thème: Le voyage. Durée: Libre. Nombre de notes: illimitées. Échéancier: 6 mois.

  ????Petit exercice il faut découvrir qui est la belle inconnue????

A.D.F.    (Avec Domicile Fixe)

J’ai reçu un Message

Je dois partir

Au loin on m’appelle

Mais est-ce si loin?

Là-bas on m’attend

Mais irai-je vraiment?

J’ai reçu un message

Je dois partir

Trépignements du départ précipité

Toutes les destinations  Aucun itinéraire

Sur une carte à deux hémisphères

Des chemins sans croisée

Ravins, rivières, fleuves et marées

Un frêle esquif m’emmène vers l’inconnu

Hé! Oui d’une inconnue  (très lié)

J’ai reçu un message 

Je dois partir

Voyage très secret

Vous ne pourrez m’y suivre

Mais je raconterai tout

Tout dès mon retour

Mon départ est prévu

Vers l’inconnue

Musique

Mais reviendrai-je

Partager mon passé avec vous

Ou n’être qu’avec elle, naître avec elle

Mon seul avenir, joies de l’imprévu?

Pour mon départ enfin  

Vers mon inconnue  ——–>        (musique)

Avec Hardiesse ou inconscience

Je vogue sur des flots désordonnés

Tout autant d’indolence

Vers ces rivages où m’emmène mon frêle esquif

Toujours plus près de la belle inconnue

Est-ce une île, un continent

Y accosterai-je pour enfin découvrir

Celle qui mène ma vie

Sur cette île, ce continent 

Où je partagerai mon logis

Et les folles envies

De ma belle Inconnue, de ma belle inconnue 

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Paroles: Charny août et septembre 2006

En musique: guitare 2007

Piano à venir

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Vous aurez remarqué les notes ou ratures sur le texte. Texte original proposé pour le cours avec mes choix d’accords de guitare. Reproduit sur la partition.

Le tout ajusté, peaufiné avec l’aide de Manon mais surtout ses bons conseils d’arrangements et d’interprétation.

L’enregistrement ne faisait pas parti de l’article original.

Enregistrement dans le studio de l’école. Une seule prise après test de sons usuels. Guitare acoustique Yamaha. Sylvain dont j’oublie le nom à la console et mastering.

Studio École Musique Manon Chénard 2010.03.08
Publié par : Jacques Grégoire | 2022/08/15

Thèmes matinaux de la Maison de Campagne

Comme avant la pandémie.

Je suis seul à la maison de campagne.

Pour 3 jours et deux nuits.

Nuits des Perséides.

Jours de conversations avec Gerhard,

Mon ami, le piano. 

Il y a Odile, la Chatseresse.

Avec son cadeau de bienvenue

.La moitié d’un mulot

Sur le pas de la porte.

Exploration du terrain tout en fleurs

Clic Clac de mon Kodak

L’air est bon, les cumulus se prélassent 

J’en fais autant, reluquant colibris, bruants,

Chardonnerets en pleine sarabande.

Coucher de soleil dans les nuages 

Faudra attendre l’an prochain

Pour faire provision de voeux 

Sous les étoiles filantes.

Thèmes matinaux connus et improvisés. 4 enregistrements  »live », une seule prise pour chacune des pièces. Quel bonheur que de jouer sur un vrai piano dans une maison toute aussi inspirante.

00:00:00 03:59:06 — Influences P.Glass et J-M Blais

04:00:22 07:46:08 — Philippe W. et The little Prince (pas celui de St-Ex)

07:47:13 11:13:24 — Nocturne comme Mme Ott

11:21:15 14:55:08 — Clapotis revisitée (avec une finale moppée)

Micro AKG Precision 120, Micro Shure PG 58, PréAmp Uphoria UMC 204hd, Cakewalk de BandLab, Piano droit Gerhard Heitzmann 1906. (si vous entendez quelques bruits incongrus. Ce sont le rhumatismes de Gerhard)

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/08/06

WD Jackie

Il y avait un soleil resplendissant. La température idéale pour grimper au haut de l’Empire State Building. Jackie faisait partie d’un groupe de jeunes femmes de la RCAF (Royal Canadian Air Force).qui venait d’envahir l’observatoire du 86ième étage.Elles ne  détonnaient pas avec leurs uniformes..Tous ceux et celles sur place ou presque  le portaient en ce beau dimanche de juin 1944. Nous étions encore en guerre. Mais l’air était à la fête. Le débarquement  des Alliés quelques jours plus tôt sur les plages de France laissait entrevoir une fin probable du conflit. 

La joyeuse bande s’émerveillait de la vue sur la ville en plein cœur de Manhattan. Jackie comme les autres attendait  pour  utiliser les jumelles de touristes. Juste derrière elle, une copine de baraquement lui fit remarquer sa pâleur.

–Peut-être, répondit-elle, le repas de la ‘’galley’’ ce midi ne passe pas bien. 

Son tour arriva et elle pu contempler l’imposant panorama.  Elle pivota du fleuve Hudson lentement vers l’East River mais soudainement tout se mît à tourbillonner. Elle voulut se retenir aux jumelles, un immense bourdonnement l’enveloppa  et la tour au-dessus d’elle se mit à valser. 

Quelqu’un s’exclama:

–Vite de l’aide, Jackie ne va pas bien! 

Une fulgurante douleur lui taraudait les entrailles.Deux GI tout proches l’attrapèrent  et l’étendirent sur le sol. Au même instant, un lieutenant se pencha sur elle. 

–Je suis médecin dans la Marine, je m’en occupe.

 Ce furent les dernières paroles qu’elle entendit. 

Jackie sentit du mouvement autour d’elle. Elle avait de la difficulté à bien se situer. Elle était couchée. Elle voulut ouvrir les yeux mais la lumière entre ses paupières lui vrilla le cerveau. 

Quelqu’un lui parlait en anglais: .

–Bonjour miss Samson, ne bougez pas trop. Le docteur Létourneau va venir vous voir sous peu.

Elle  réussit à ouvrir les yeux. Elle était  sur un lit d’hôpital, une infirmière lui souriait. 

–Soyez sans crainte, tout va mieux maintenant. Le docteur arrive.

Du fond de la salle, elle vit un officier se diriger vers elle. Il lui parla en français.

–Bonjour mlle Samson, je me présente, Michel Létourneau, lieutenant de la Marine Canadienne. Comment vous sentez-vous ce matin? Avant que vous répondiez, je suis aussi médecin et j’étais là quand vous vous êtes évanouie.

Jackie essayait de ramasser ses idées. Mais il y avait toujours un fond de brouillard.

–Il me semble vous reconnaître. Qu’est-ce qui m’est arrivée?

Le docteur s’approcha et s’assit au pied du lit.

–Vous avez été très chanceuse que j’aie été sur place lors de votre perte de conscience. Nous avons pu vous transporter rapidement vers l’hôpital où vous vous trouvez en ce  moment. Je suis ici pour participer à des expériences sur un nouveau médicament qui pourrait sauver des vies sur les champs de bataille mais aussi pour la population en générale.  

Jackie l’interrompit:

–Mais qu’est-ce que j’ai eu et quelle expérience avez-vous essayée sur moi?

Le jeune lieutenant reprit d’un air rassurant.

–Vous êtes passée à deux doigts de la mort. Vous avez eu une septicémie. Une infection qui aurait pu être fatale. Mais avec la permission de mes officiers supérieurs et des chercheurs sur l’étude des antibiotiques, nous vous avons administré de la pénicilline. Le traitement a commencé il y a trois jours et se prolongera encore pour au moins une semaine. 

–Mais je ne peux pas. Quel jour sommes-nous? Trois jours que je suis ici? Je dois embarquer pour l’Angleterre lundi le 12 juin..

Le dr Létourneau la regarda d’un air navré

–Nous sommes mercredi le 14 et personne ici n’aurait accepté de vous laisser partir. Et même après votre traitement dans une semaine vous devrez rester à notre disposition pour le suivi de l’expérience. Pour cela vous serez retournée à votre base canadienne où un médecin chercheur continuera le traitement jusqu’à votre complète guérison.

La déception se lisait sur le visage de Jackie. Fini les rêves de voyage en Angleterre.

–Le médecin qui vous suivra ne sera pas obligé de connaître les raisons de votre septicémie. Encore ici vous avez eu la chance d’avoir une amie qui m’a avisé, seul à seul, de votre visite chez une faiseuse d’anges. Cela nous a permis de vous prodiguer les soins les plus adéquats et le plus rapidement possible. Cependant vous devez savoir que la possibilité pour vous d’avoir des enfants ne sera pas assurée.L’avenir seul le dira. 

Jackie pleurait tout doucement, la tête appuyée sur la vitre du train qui la ramenait vers Rockliffe, Ottawa.

N.B. Cette histoire est totalement imaginaire.

Seul le prénom Jackie est réel, celui de ma mère adoptive. Sur la photo il faut trouver la flèche la désignant.

.WD, surnom donné aux femmes enrôlées dans la RCAF (Women’s Division)

.Ce que l’on écoutait à la radio en 1944.

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/08/04

Adoption et Syndrome de la Cellule. suite et fin

Comment faire le lien entre mon adoption et ce bien-être que je retrouve dans des endroits réduits? À quel endroit avons-nous tous été en totale sécurité?

Dans le sein maternel.

Ma mère biologique savait dès le moment où elle devint enceinte qu’elle devrait me donner en adoption. Cela dès ma naissance. Les mères célibataires n’étaient pas bien vues en cette époque  »pré-Révolution Tranquille ». Je vous ai mis un lien vers un rapport sénatorial canadien titré  » Honte à Nous » *.

Malgré tout, j’ai la ferme conviction que ma mère a vécu une grossesse en étant bien entourée. La rumeur voulant que le père fut un notable de la région du Saguenay ou du Lac St-Jean. Preuve que je viens de d’une de ses régions, j’ai un un problème génétique propre aux jeannois ou saguenéens.

Nous entrons ici dans la matrice imaginaire que je commençai à créer au milieu de l’adolescence. Nous suivrons un ordre chronologique mais leurs manifestations furent éparpillées dans le temps. Afin d’alléger le texte nous différencierons mes deux mères: Maman A pour adoptive et Maman B pour biologique.

Neuf mois dans le confort utérin de Maman B ne souhaitant que le mieux pour cet enfant qu’elle ne connaîtra jamais. J’aime croire qu’elle écoutait beaucoup de musique ou était-elle musicienne? Je me demande si elle n’aurait pas écouté pendant son séjour à Québec une émission radiophonique quotidienne ayant comme thème une valse de Brahms**. Thème musical qui me marquera, nous le verrons plus tard.

Je suis né en mai***, le printemps que j’aime bien mais pas autant que l’automne moment où censément je fus conçu. Très probablement un souvenir automnal que devait chérir Maman B.

J’arrive. Le choc de la naissance. Il n’y a pas que le cordon ombilical qui est coupé. Pour ajouter à mon désarroi je n’entendrai plus la voix apaisante de Maman B. Mes premiers besoins de réconforts obnubilés. Vous me voyez arriver avec mes petits petons. (un peu trop tôt pour parler de sabots)

Et voilà!!!! Mon cri primal. Ce besoin de retrouver celle qui m’a porté. Le bien-être du foetus. Tout en confinement.

Mais j’aurai à vivre une deuxième gestation. Neuf mois passés avec les Soeurs du Bon Pasteur. Comme le montre les photos les nourrissons sont rarement hors de leurs bassinettes ou de leurs parcs à bébé. Aurais-je vécu un conditionnement répondant?**** Avoir fait de ma bassinette un lieu où je me sentais en sécurité. Quatre parois rapprochées. La génèse du Syndrome de la cellule.


Ma soeur, mon frère et moi aimions dire que nous avions été choisis. Surtout à cette époque où les bons curés veillaient à ce que leurs paroissiennes fassent leurs devoirs conjugaux.

Comment! Presque 2 ans sans pouvoir baptiser votre neuvième ,dixième ou quatorzième, aimaient sermonner les vicaires de l’Église catholique et omniprésente.

On peut comprendre que ceux et celles qui naquirent dans ces conditions ne furent pas toujours accueillis avec autant de bienveillance sinon carrément privés d’attentions maternelles.

Selon ce que racontait Maman A, lorsque vint le temps de choisir le fils tant espérer, elle aurait jeté son dévolu sur le parfait bébé tout blond et joufflu. Mais le voisin juste à côté fut le seul à lui tendre les bras. Elle ne put résister. Février 1950, j’avais une mère, un père, des grands-parents, oncles, tantes, cousins et cousines.

J’aurais aimé croire que Maman B fut musicienne. Mais comble du bonheur, Maman A était pianiste. Conservatoire tout au long du primaire et secondaire, bonne accompagnatrice. Dès mes premiers moments dans ma nouvelle vie, le piano était présent.

C’est ici que je fais le lien entre mes deux mères. Maman A comme vous pouvez l’imaginer était souvent assise au piano, pour les réunions familiales, les fêtes d’anniversaire, les sauteries entre amis et surtout pour le plaisir des enfants.

Et il y avait une pièce que je souhaitais toujours entendre, la valse de Brahms. Ma musique réconfortante par excellence. Celle au piano par Maman A et la version orchestrale pour Maman B. Le lien qui aurait uni les deux premières femmes dans ma vie.

Mais il ne faut pas oublier, le destin n’aurait pu mieux faire, une mère qui me permit de développer mes talents musicaux dans une famille qui fut somme toute normale mais avec des épisodes hors normes. Le bonheur avec ses hauts et ses bas.

N.B. Vous remarquerez que je ne joue pas la valse de Brahms. J’ai souvent essayé de l’apprendre mais mon rendu ne rejoint jamais le souvenir que j’en ai. Je laisse aux virtuoses le grand plaisir de m’offrir le réconfort de cette pièce. Je me rappelle d’avoir écouter en boucle la version orchestrale sur le système RCA Victor HiFi de mes parents sur disque 78 tours.

* https://sencanada.ca/fr/info-page/parl-42-1/soci-mandat-adoption/

** Valse de Brahms La majeur, op. 39 #15  » Thème de Maman B »
Valse de Brahms au piano de Maman A

*** Crèche St-Vincent-de-Paul http://www.ipir.ulaval.ca/fiche.php?id=982

**** Conditionnement répondant

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/07/26

Adoption et Syndrome de la cellule

N’ayez crainte je ne commencerai pas ici un réquisitoire pro-vie ou pro-choix. Les politiciens et la religion ne devraient pas s’acoquiner, c’est toujours au détriment de la population. Fin de l’éditorial.

Allons-y droit au but: j’ai été adopté. J’avais 9 mois, ma mère adoptive ne pouvant avoir d’enfant. Je suis l’aîné, d’une fratrie de trois. Une soeur et un frère qui sont arrivés 4 et 6 ans plus tard. Nos parents nous ont appris très jeunes que nous venions de l’adoption. Nous formions une famille unie, nous avions un père et une mère. Jamais nous avons essayé de retrouver nos parents biologiques. Voilà pour la mise en situation.

Dans un article d’avril 2010, mes premières constatations du syndrome de la cellule:

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Bien peu de temps ces derniers temps pour le blog et la musique.

Je viens d’emménager dans mon nouveau Garde-Notes. Un peu plus petit,  aussi bien éclairé et mettant fin à ma zoothérapie avec Tite-Mine dite  Bibelot, elle crèche maintenant chez ma fille et sa mère.

En réduisant la superficie de mon home, je me demande si je n’aurais pas le syndrome de la  »cellule ». Comme si je me sentais mieux dans un endroit confiné. J’aurais pu facilement survivre à un long emprisonnement.  Il m’aurait fallu cependant toute ma quincaillerie musicale et informatique.

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Dès ma plus tendre enfance, j’aimais me cacher dans des endroits exigus, sous le meubles, dans le fond d’un placard ou d’une armoire. Souvent je m’y endormais au grand dam de mes parents. Dans un des nombreux logis que nous avons habités il y avait dans la chambre de ma soeur, un garde-robe genre walk-in avant la lettre. Nous aimions, elle et moi, y créer des univers allant de la  »Roulotte à Patate » * au vaisseau spatial. (essayer de reproduire celui dans  »Opération Mystère » **)

Il y eut aussi les cabanes dans les bois au chalet, mon petit coin dans le  »tambour » *** sur la galerie arrière de l’appartement. Voilà pour le volet historico-québécois.

Comment faire le lien entre mon adoption et ce bien-être que je retrouve dans des endroits réduits? À quel endroit avons-nous tous été en totale sécurité?

Suite à venir…. Très bientôt…

Petit intermède musical:

J’ai commencé à remasteriser des pièces enregistrées avec la vieille quincaillerie. Comme WordPress nous donne le nombre de téléchargements des fichiers mp3 mis en ligne, je commence par celui le plus écouté. Il n’y a pas une semaine sans qu’on le télécharge. Merci de votre écoute.

 »Mois de mai et ses sentiers parcourus »

2022.07.26 bis 21.05.27 mois de mai

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*Roulotte à patates
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** Opération Mystère. Émission Jeunesse Radio-Canada 1957-58. La moitié des écoliers étaient en amour avec Luce (Louise Marleau) l’autre moitié c’était des filles.
*** Tambour. Seule image trouvée montrant un tambour de Limoilou, quartier de la ville de Québec. Tambour parce que protégeant l’escalier menant aux appartements.
Publié par : Jacques Grégoire | 2022/07/16

Dialogues avec Gerhard le Campagnard


En plein farniente
Il faut c’est l’été

Y a mon ami Gerhard
Hé oui le campagnard

Il souhaite dialoguer
Avec mes doigts à délier.

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Retour à la maison de campagne avec ma toute nouvelle quincaillerie d’enregistrements.
Après les ajustements d’usage et tests de son.
Première prise: reconnaissance et réappropriation du clavier.

Impro afin d’évaluer les différentes sonorités.

14 minutes à la va comme j’te pousse.

Tout le plaisir de jouer de la musique et de sentir l’instrument vivre sous mes doigts…

Harmonies naturelles à la clef.
La précision d’un clavier électronique n’égalera jamais la sonorité d’un vrai piano.

Un son qui vous enveloppe.

Chaque corde ( trois par notes) en vibrantes harmonies.
Merci à la maîtresse de céans et aidante naturelle de Gerhard qu’elle accorde elle même.

Pour les puristes et autres oreilles absolues pas au ton naturel de 440.

Pour ménager l’instrument qui fut construit en 1906.

2022.07 14 Dialogue avec Gerhard

Enregistrement avec: Micros AKG 120 et Shure PG58, Pré Amplificateur U-phoria UMC204hd, Logiciel Cakewalk de BandLab, Piano Gerhard Heintzman 1906.

Ce fut de magnifiques journées d’été.

La campagne québécoise dans toute sa splendeur estivale.

Vue de ma chambre à mon réveil.
Devant la maison. Montagnes au loin: Maine, USA
Petit matin
Publié par : Jacques Grégoire | 2022/07/04

Train-Train à couper le sifflet

Il y a longtemps que je me suis assis sur mon balcon, le parasol se balançant sous une douce brise matinale. Le café tout près avec le chant des merles, chardonnerets et bruants chanteurs plein les oreilles. Que du bonheur!

Je demeure près d’une route provinciale qui fut jadis le seul lien direct vers la Beauce et la frontière américaine. Elle mène aussi vers le pont de Québec qui permet depuis plus de cent ans de traverser le fleuve Saint-Laurent. Pont ferroviaire lors de sa construction auquel on ajouta des voies permettant la circulation automobile.

Pourquoi cette description géographique de mon lieu de résidence? Vous aurez deviné qu’il y a en face de chez-moi une route provinciale et derrière une rail de chemin de fer. La vue de mon balcon situé à l’arrière, comme vous le voyez sur les photos, donne sur beaucoup d’arbres. On a pas l’impression d’être au centre-ville de Charny.

Agglomération qui fut à la fin du XIXième siècle et première moitié du XXième une gare de triage importante pour le transport ferroviaire canadien d’est en ouest situé sur la rive sud du Saint-Laurent. Auquel s’ajouta le lien nord-sud grâce au pont.

Or, donc et alors diriez-vous, comment fait-il pour vivre dans cet environnement sonore? La circulation automobile ne me dérange presque pas, sauf pour ces engins à deux roues dont la hauteur des décibels est inversement proportionnel au civisme de leurs propriétaires. Qui plus est, je n’ai pas de fenêtre qui donne sur la rue.

Par contre la voie ferrée se trouve à moins de 100 mètres, je vous confirme que cela peut-être bruyant. Non pas la circulation sur rail, c’est tolérable mais par l’utilisation qu’on fait du sifflet des locomotives, là c’est une autre paire de manches (d’oreilles?)

Parce que voyez-vous, il y a un passage à niveau qui croise la route à environ 300m. Et les opérateurs doivent siffler au moins 4 fois avant le dit passage. Certains surtout ceux des trains de passagers y mettent tout leur coeur. Il faut compter huit passages de trains passagers et plus ou moins une dizaine de trains marchandise ou autres à tous les jours.

Il y a depuis quelques années un regroupement de citoyens qui fait pression sur la ville pour empêcher l’utilisation des sifflets en zone urbaine. Il semblerait que cela devrait cesser d’ici la fin de 2022. Souhaitons le ardemment surtout pour le musicien que je suis, certains de ces sifflets pneumatiques vont en trio et ils ne sont pas toujours accordés. C’est ajouter l’insulte à la blessure de mes oreilles. Et dernier point pour ceux ou celles qui ne le sauraient pas. Je possède des oreilles bioniques. Pour un surdité moyenne et qui m’offre ainsi la capacité de régler le niveau de ce que j’entends ou écoute. Certains collègues et amis prétendent même que je fais de la discrimination auditive.

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Et les quelques images de mon chez-moi.

Recherches d’instruments et sons pour une pièce évoquant justement un train passant dans le lointain.

Le produit fini arrivera sous peu.

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/06/25

Une Révolution intérieure tranquille? Partie 2

J’ouvre les yeux. Quelqu’un me regarde. Assis sur un squelette de Triumph Bonneville sans roue. Il sourit. C’est M., l’ami gourou, sympathisant de moto. Je sens qu’il comprend mon état. Il lève le bras. M’indique-t-il un chemin à suivre? Pourquoi suivre une autre route? La musique est la voie à suivre. C’est ce que je viens de comprendre, lui dis-je. Que non, rétorque-t-il. La liberté, c’est filer droit devant, ne jamais se laisser diriger. Je sens le poids de son regard et toutes ces questions qui surgissent de partout.

Et quand je dis de partout…..

Pourquoi mon corps qui vibre?  Pourquoi ces halos qui irisent tout ce qui m’entoure? Pourquoi les objets semblent-ils posséder leur vie propre? Quelle est cette lumière qui semble venir de ce regard lourd et lointain? Va-t-elle m’atteindre? D’où viennent ces pensées qui m’assaillent?  Sont-elles miennes? Que veulent dire ces sourires? Apaisement? Connivence? Complicité? 

Oui, ce doit être cela.  Mon moi-même  plein de lumières qui revient. Voilà  mes pensées en pleine farandole. Joie indicible. Plus besoin de m’exprimer. Tout est dans tout. Ton sourire, mon sourire. Ton regard, mon regard. Tes pensées, mes pensées. 

Il y a ma mâchoire qui se crispe. J’esquisse un bâillement pour retrouver la sensation du sourire d’il y a…. si longtemps. La vibration qui revient et s’accentue… Le salon où nous nous trouvons n’offre plus les garanties de la géométrie euclidienne. Étais-je assis ou debout? Les murs rejoignent-ils le plafond? Y a-t-il un plafond? 

Mon accompagnateur, R , me parle. Que des sons lointains, incompréhensibles. Il me dirige vers un canapé. Où nous nous assoyons.  Son intervention semble avoir atténué un tant soit-il mes sensations physiques? 

Je scrute la pièce qui a retrouvé ses dimensions à peu près normales. Je demande si cela est terminé maintenant.  Tous se regardent avec le sourire aux lèvres d’où sort maintenant une cascade de rires…. Pourquoi cette hilarité générale? Chaque son émis prend vie et virevolte dans ma direction. Pourquoi vers moi? Quand soudain il y a mes pensées qui prennent le chemin inverse. Elles se dirigent vers tout un chacun. Ou est-ce le contraire? Qu’est-ce que je comprends maintenant? Que je n’aurai plus jamais rien à cacher. Sentir le vide qui prend toute la place au creux de mon estomac, jusqu’au bout de mes tripes. 

Tout semble se figer. Une grande respiration, mon regard qui implore. Laissez-moi mes illusions, ma réalité, déformée par les demi-vérités dont je me suis nourri depuis si longtemps. Et ça repart. Tout se désagrège. Effritement continu, parcelle par parcelle, vers ce gouffre qui semble tout attirer. Maelstrom aux antipodes des élévations ressenties dans ces cosmos neuronales.  Il faut revenir comme avant. Ai-je encore un avant?  À la recherche de pensées qui soient réellement miennes. Je suis assis sur le sofa, je suis en larmes.

Toujours sur son squelette de moto, M me dévisage. Il me lance:‘’ Musique ou liberté. Pour les deux il faut vivre et  ne penser que par la vérité. Maintenant tu peux connaître le sens de STP sur le buvard. Sauve Toi Pas.’’  Suivi d’un grand éclat de rire. Une parcelle de compréhension, enfin.

R me réconforte comme il peut. Il décide de me faire prendre l’air. Nous sortons. Bouger me fait du bien. Être moins entouré semble m’apaiser. Nous décidons qu’en revenant j’écouterai un peu de musique. R me suggère ‘’I’m fixing a Hole’’ des Beatles.

Prémonitoire

Fixing A Hole »

I’m fixing a hole where the rain gets in

And stops my mind from wandering

Where it will go

I’m filling the cracks that ran through the door

And kept my mind from wandering

Where it will go

And it really doesn’t matter if

I’m wrong I’m right

Where I belong I’m right

Where I belong

See the people standing there

Who disagree and never win

And wonder why they don’t get in my door

Installé devant le petit pickup, ce fut la lente remontée. Récupérer mes justes  perceptions, remplir le creux au fond de mes tripes. Cette première expérience psychédélique en fut toute une. Hallucinations multiples, extases, paranoïa, expérience extra-sensorielle, conscience exacerbée aux confins de l’inconscient collectif. Ce fut aussi un exposé que je fis pour mes cours de philo. Mes profs semblèrent apprécier. Ce qui m’aura permis aujourd’hui de pouvoir me remémorer et de le partager.

En conclusion, toujours être accompagné quand vous tentez de nouvelles expériences pouvant comporter des dangers. Tout cela dura une douzaine d’heures.

Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou décédées n’est pas fortuite. Si jamais vous vous reconnaissez, faites-moi signe. Vous pourriez ajouter vos souvenirs aux miens. 

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/06/22

Découverte musicale et retour dans la nature

Plus de 3 semaines sans écrire. Le syndrome de la page blanche n’y est pour presque rien. Comme l’indique le titre, les deux maîtresses dans ma vie, la musique et Mère Nature s’employèrent à ce que je n’aie d’yeux et d’oreilles que pour elles.

Pour la musique cela débuta avec la dernière visite de mon fils. Il avait apporté avec lui sa nouvelle guitare.

Une Fender Telecaster que j’avais bien hâte d’essayer. Les connaisseurs sauront comprendre la jubilation du paternel. Il n’y eut pas seulement la guitare qui me surprit. Les progrès de l’héritier sont fulgurants. Il s’est remis à pratiquer depuis 7 ou 8 mois mais je ne m’attendais pas qu’il ait retrouvé et amélioré sa dextérité aussi rapidement. Son secret:  »Backtracking ». Je vous mets le lien Wiki.

https://fr.wiktionary.org/wiki/backing_track

Pratiquer sur une pièce connue dont on a enlevé l’instrument que vous souhaitez améliorer.

Ce fut un bel après-midi à se renvoyer un  »riff » après l’autre avec l’aide de BB King sans BB King ou le groupe Polyphia entre autres. Partager les vieux trucs avec les nouveaux.

Dès son départ, des recherches pour trouver aussi des morceaux à mon goût. En furetant çà et là. Tiens WikiLoops.. Allons-y voir. Eurêka. Après quelques tâtonnements pour apprendre les qui, que, quoi, comment et vogue mon petit navire musical sur une nouvelle mer pleine d’escales à découvrir.

En trois mots: plaisir, joie et bonheur. Apprendre, jouer et partager la musique avec de vrais musiciens qui mettent leurs talents gracieusement à notre disposition. Et ils viennent de partout sur le globe.

Je vous mets ma première expérience: Sunrise Colors. À la guitare un Français, suite d’accords de son cru, l’accompagne un américain à la batterie. C’est sur sur cet enregistrement que j’ajoute ma guitare et le vibraphone. Quelques accrocs mais une seule prise par piste, pour vous donner ce qu’est le plaisir d’improviser entre musiciens même à distance.

De Wikiloops 156186

Pendant que vous écoutez cette improvisation, une série de photos de différents parcs et autres sites du comté de Portneuf sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent près de Québec. Promenades avec des amis ornithologues, botanistes en devenir. Juste de l’observation sans le devoir de tout noter et herboriser. Debout aux aurores, odeurs et ramages en continu. Passer le reste de sa journée en contemplation ou presque. Mais surtout il fait chaud agréablement. La canicule ne se presse pas de ce côté-ci.

Cap-Santé, village sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent et le long du Chemin du Roy, première route traversant la Nouvelle-France.

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/05/28

Renouvellement Quincaillerie Musicale

Comme certains d’entre-vous mes bidules musicaux étaient passés date ou avaient rejoint la cyberéternité. (je pense ici au Tosh de Jourd’hu)

Tellement obsolète que les fabricants ne se donnaient plus la peine de faire les pilotes pour Widows 10.

Acheter un nouveau piano électronique… Pensions et travail à temps partiel n’arriveront même pas à juguler l’inflation.

Après quelques recherches, la solution économique se résuma à me procurer une sorte d’interface qui peut tout brancher: système midi, analogique, micros, guitare, clavier et vogue la galère.

Votre humble serviteur, lui aussi obsolète devant ces technologies au goût du jour , dut réapprendre le b.a.-ba presque du début. Du rebranchement aux différentes techniques qui évidemment se sont améliorées. à mon grand plaisir et au vôtre aussi dans ce premier essai que vous pourrez écouter.

Chaque instrument: piano, ensemble de cordes et la basse fretless. Sont enregistrés en jouant sur mon vieux Korg grâce au système MIDI qui contrôle les instruments sélectionnés sur le synthétiseur virtuel Cakewalk de mon presque vieux laptop. Le tout que je remixe et masterise aux mieux des nouvelles connaissances. Comme toujours c’est l’improvisation qui dirige cette pièce et aussi ma vie mais il ne faut pas en parler à mon comptable.

N.B. Étant donné ce nouvel apprentissage, j’ai négligé l’écriture mais j’y reviens.

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/05/18

Printemps tardif suivi de chaleur enfin

De ce côté-ci de la grande mare, le printemps s’est fait attendre. Et enfin les derniers jours se réchauffèrent au point de friser les records de température pour un mois de mai. Presque la canicule.

Tout un réveil pour la flore. Quelques photos prises sur le sentier pédestre longeant la rivière Chaudière. Le tout se terminant avec un peu d’histoire sur la famille Breakey qui fonda cette petite municipalité de la rive sud de Québec.

N.B. Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Le chemin de fer suivait le sentier
Excusez l’angle

Appareil photo utilisé: Canon Rebel EOS 7D Lentille 17-85 ml

Retour vers une impro évoquant mes sentiments sur le mois de mai.

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/05/10

Dimanche o’soère

Il y a eu les sam’di soère, il y a aussi des dimanche o’soère.

Identiques et différents comme les impros qui les font vivre.

Improvisations libres: en terrains connus, durée: 7 minutes, nombre de notes: illimitées.
Publié par : Jacques Grégoire | 2022/04/30

Une Révolution intérieure tranquille? Partie1

Véritable esquisse de la pochette

A Day in the Life: à écouter pendant la lecture.

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Printemps 1969. Nous sommes un petit groupe d’élèves, fin du secondaire, à découvrir les joies et plaisirs de la contestation. Rien à voir avec les soixante-huitards européens. Une petite bande de joyeux lurons voulant faire fi de l’autorité avec un grand A, pour nous la direction de notre institution scolaire. Du moins le croyions-nous. Grâce à nos lectures, musiques, films ou reportages sur la contre-culture. Celle qui prenait source dans le mouvement hippie, Peace & Love made in USA dans les années 60. Cela commençait à peine au Québec surtout après Expo 67 avec toutes ses ouvertures sur le monde. Notre révolution tranquille.

Mais revenons à ce printemps 69. L’époque des premières expériences de Paradis Artificiels et surtout la plus marquante pour moi , le premier trip de LSD.

Nous sommes réunis chez le plus vieux d’entre-nous. Un peu notre gourou,. Il est d’ailleurs au collège sous ordonnance de la cour. Selon lui pour vagabondage dans un coffre-fort. Il nous aide à prendre cette expérience avec beaucoup de précautions. Cette journée là nous étions deux à faire le saut dans l’inconnu. Nous accompagnaient 2 ou 3 acolytes pour nous surveiller pendant cette eucharistie psychédélique, un petit buvard avec le logo STP. J’en apprendrai la signification plus tard… .

Comptez environ une heure avant les premiers effets. Quand était-il? Tels que racontés par tout un chacun: couleurs vibrantes, le pas incertain, périodes d’hilarité et tutti quanti. Pour moi ce fut les céramiques de la salle de bain qui bougeaient chacune à leur façon, périodes d’hilarité aussi. J’apprivoise ces nouvelles sensations. Il y a de la musique psychédélique en sourdine: Vanilla Fudge, Cream, Iron Butterfly. Terrain connu, rassurant comme les amis gardiens. Et me voilà à mélanger ou démêler sons et couleurs. Profondeur et hauteur pareillement. Tout est chatoiement, irisation, brillance. Je me crois capable de diriger ce déferlement de couleurs.

Quand soudain mon moi-même tout plein et entouré de lumières est attiré par le son sortant du tout petit pickup où on vient de mettre le long-jeu Sargeant Peppers des Beatles. Malgré la petitesse du seul haut-parleur, la magie de ce monument de la musique pop fait son oeuvre. À cette époque je suis guitariste pour ce qu’on appelle aujourd’hui un ‘’Band de Garage’’. Nous jouions entre autres ‘’A Day in the Life’’ et ‘’A Little Help From my Friend’’. Vous comprendrez l’influence qu’avait sur moi la musique du ‘’Fab Four’’.

Je m’assieds et ferme les yeux. C’est au tour de mon ouïe de prendre les commandes de la manœuvre. Mais la vue ne veut pas être laissée en plan. Les couleurs continuent à s’étirer en allers-retours au rythme de la musique. Je sens que j’apprivoise bien cette mouvance sensorielle. Chacune des musiques écoutées m’ouvrent les portes d’univers insoupçonnés. Toujours les yeux clos comme si je craignais que le charme disparaisse. 

 Arrive la pièce ‘’A Day in the Life’’.  Je chevauche une fusée en forme de guitare. Je suis entraîné à la vitesse de la lumière. Et plus même, je traverse des galaxies les unes après les autres, lumineuses, gigantesques spirales tournoyantes. La pièce se termine. J’aurais voulu que cela n’arrête jamais. Est-ce cela l’illumination, l’extase?

 J’ouvre les yeux. Quelqu’un me regarde. Assis sur un squelette de Triumph Bonneville sans roue. Il sourit. C’est l’ami gourou, sympathisant de la moto. Je sens qu’il comprend mon état. Il lève le bras. M’indique-t-il un chemin à suivre? Pourquoi suivre une autre route? La musique est la voie à suivre. C’est ce que je viens de comprendre, lui dis-je. Que non, rétorque-t-il. La liberté, c’est filer droit devant, ne jamais se laisser diriger. Je sens le poids de son regard et toutes ces questions qui surgissent de partout. Et quand je dis de partout…..

(à suivre…)

© Jacques Grégoire

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/04/28

Le Bain du Samedi Soir ♫♪♪♫ En Notes ♫♪♪♫

Samedi enfin !!!

Décompresser surtout.

S’installer au Piano…

Faire le vide

Allegro ma non troppo.

Laisser l’intuition

Choisir un chemin.

Sans quoi?

Se laisser glisser

Dans un bain de notes.

Un spa musical??

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N.B. Reprenez la lecture en commençant par la fin

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Pendant des lustres, mes samedis soirs furent presque exclusivement occupés par la musique.

Je venais de terminer ma semaine de travail.

Besoin de décompresser et au fil du temps l’habitude s’est incrustée.

Musique, bières ou bon vin, le tout accompagné d’un en-cas plus ou moins santé.

Notes et mots plus souvent qu’autrement se bousculant au portique ou à la portée.

Cette époque est maintenant révolue, chaque jour est devenu un samedi.

Le Travail en moins.

Enregistrement sur Piano droit Gerhard Heinttzman1906, Sonar Power Studio et Cakewalk.

Venant d’articles déjà publiés et remaniés.

© Jacques Grégoire

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/04/20

Le Bacille Homo Sapiens

Éparpillement. Peu d’inspirations ce matin.

Shangri-La, le Monde des A, Asimov, Huxley….

Toutes ces lectures de mondes utopiques qui me reviennent en mémoire.

Je m’emmitoufle de plus en plus dans mon cocon, le cocooning absolu. La retraite que je vis en ce moment me satisfait au plus haut point.

Je me rappelle cette nouvelle de sci-fi lue il y a très longtemps. Un musicien vivant seul dans sa maison ultra équipée un peu comme Houellebecq nous le raconte dans « La possibilité d’une île ».

Sonnons l’alarme.

Comme me le disait un bon ami:  »En ce moment nous vivons sereinement notre propre marche funèbre. »

Soyons optimistes, nous finirons tous claquemurés chacun dans nos cubicules. Pourquoi?

Primo:

 Parce que toute vie à l’extérieur sera devenue impossible pendant que l’on essaiera de purifier la planète de tous les dégâts que notre civilisation a infligés à la nature. 

Il faudra sortir la race humaine de l’écosystème. Nous en avons eu un avant-goût avec les périodes de confinements durant la pandémie.

Baisse des GES, on a vu renards, coyotes et autre mammifères arpenter nos rues en toute quiétude lors des semaines de couvre-feu. Nous avons cru que les oiseaux étaient plus nombreux. Pas vraiment leurs ramages étaient étouffés par les bruits de la circulation automobile.

Mesdames et messieurs, pour le bien de la planète, préparez-vous à vous encabaner seuls ou en groupe, de gré ou de force. Même les adeptes de la liberté absolue, n’auront plus le droit à l’air libre.

Secundo:

L’enfermement agira comme une sélection naturelle. Ceux ou celles assez  équilibrés pour subsister à cet internement deviendront les dominants de ce monde futur.

D’ailleurs les bien nantis, s’y préparent déjà en s’achetant des propriétés isolées et protégées des éléments. Ils pourront y vivre en complète autarcie. Encore eux qui se gardent les premières places.

Tertio:

L’inconnue dans l’équation: l’IA.

L’intelligence artificielle: la nouvelle messie sauvant le monde. (le dictionnaire donne le masculin pour messie, mais il y a un e muet. Je me donne le droit de le féminiser.)

Si les robots parviennent à sauver la planète, voudront-ils  que le bacille homo sapiens la contamine à nouveau?

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Titre de la pièce, très à-propos: Eyes Shut. (Yeux fermés) Olafur Arnalds et Alice Sarah Ott.

J’essaie d’apprendre la partie piano. Cela semble facile, que non. Le talent c’est de donner cette impression.

Texte © Jacques Grégoire Tous droits réservés.

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/04/13

Le printemps se fait attendre

Un Écureuil ne fait pas le printemps
Duplex prêts à occuper

Nous approchons de la mi-avril et très peu de bourgeons qui se pointent.

Faudrait détourner le Gulf Stream pour nous réchauffer

Et faire un pied de nez aux européens

Qui à leur tour ne pourront en avril se découvrir d’un fil.

Photos de mon voisinage, captées lors de mes marches de santé.

Canon Rebel EOS, objectif 17-85mm

Texte et Photos © Jacques Grégoire Tous droits réservés.

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La photo coiffant se texte vous montre trois cadeaux reçus de ma fille.

La plume fontaine, mon luxueux journal personnel et le meuble secrétaire.

Suis-je assez choyé de pouvoir m’adonner à l’écriture dans un si bel environnement.

Je fais partie de cette génération qui dut apprendre à écrire en lettres cursives.

Qui se souvient du transparent à glisser sous la feuille du cahier à doubles lignes pour donner la bonne inclinaison?

Sans oublier et là je trahis mon âge le porte plume avec son encrier.

Je ne souhaite pas ici un retour en arrière. Je n’ai pas la nostalgie des anciennes méthodes d’enseignement. Loin s’en faut, mais les différents ministères de d’éducation qui nous inondèrent de nouveaux programmes année après année ne firent qu’installer une culture de décrochage scolaire.

Tant pour les élèves que pour les enseignants.

Il semblerait que tout est fait pour que l’apprentissage soit le moins contraignant. On demande aux écoliers de développer leurs habilités demandant la logique, le rationnel. Mais cela c’est fait depuis des lustres au détriment de la créativité, de l’intuition. D’où le titre de cet article,

L’apprentissage de l’écriture permet de mieux développer le processus d’apprentissage.

Les extraits d’articles, plus bas, avec leurs liens vous éclaireront mieux que moi sur la problématique.

Extrait d’un article du site franco-canadien de The Conversation

Au-delà de la nostalgie pour l’âge pré-numérique, il y a de bonnes raisons de réintroduire l’écriture cursive à l’école. Ayant mené, avec d’autres experts, des études sur la corrélation entre écriture et littératie, j’ai découvert que le fait de développer sa maîtrise de l’écriture manuscrite, de façon à ce qu’elle devienne automatique, joue un rôle important dans la littératie. L’écriture, c’est également un élégant témoignage de l’aptitude humaine pour la littérature écrite, et un symbole inspirant de la force unique de la parole.

https://theconversation.com/voici-pourquoi-il-faut-reintroduire-lecriture-cursive-a-lecole-122348

 

Extrait du magazine web Next Impact. Datant de 2013 mais toujours pertinent.

En 1882, Friedrich Nietzsche acheta une machine à écrire, une « Malling-Hansen Writing Ball » pour être précis. Sa vue était en train de baisser, et rester concentré longtemps sur une page était devenu exténuant et douloureux, source de maux de tête fréquents et douloureux. Il fut forcé de moins écrire, et il eut peur de bientôt devoir abandonner. La machine à écrire l’a sauvé, au moins pour un temps. Une fois qu’il eut maîtrisé la frappe, il fut capable d’écrire les yeux fermés, utilisant uniquement le bout de ses doigts. Les mots pouvaient de nouveau couler de son esprit à la page.

Mais la machine eut un effet plus subtil sur son travail. Un des amis de Nietzsche, un compositeur, remarqua un changement dans son style d’écriture. Sa prose, déjà laconique, devint encore plus concise, plus télégraphique. « Peut-être que, grâce à ce nouvel instrument, tu vas même obtenir un nouveau langage », lui écrivit cet ami dans une lettre, notant que dans son propre travail ses « pensées sur la musique et le langage dépendaient souvent de la qualité de son stylo et du papier ».

« Tu as raison », répondit Nietzsche , « nos outils d’écriture participent à l’éclosion de nos pensées ». Sous l’emprise de la machine, écrit le spécialiste allemand des médias Friedrich A. Kittler, la prose de Nietzsche « est passée des arguments aux aphorismes, des pensées aux jeux de mots, de la rhétorique au style télégraphique ».

https://www.nextinpact.com/article/5123/78665-edito-lecriture-manuscrite-tire-t-elle-sa-reverence

Extrait d’un article du site Futura-Sciences.com

Ainsi, les chercheurs soutiennent que l’écriture manuscrite renforce ce qui est appris, mais que cet avantage n’a rien à voir avec la calligraphie« C’est que le simple fait d’écrire à la main fournit une expérience perceptivo-motrice qui unifie ce qui est appris sur les lettres (leurs formes, leurs sons et leurs plans moteurs), ce qui, à son tour, crée des connaissances plus riches et un apprentissage plus complet et véritable », expliquent les chercheursWiley and Rapp. Robert Wiley, l’auteur principal de l’étude et professeur à l’Université de Caroline du Nord à Greensboro précise qu’« avec l’écriture, vous obtenez une représentation plus forte dans votre esprit qui permet d’appréhender d’autres types de tâches qui n’impliquent en aucune façon l’écriture manuscrite ».

https://www.futura-sciences.com/sante/breves/cerveau-ecriture-manuscrite-ameliore-vos-facultes-apprentissage-votre-memoire-4759/

Extrait d’un texte de chercheurs français d’Aix en Provence.

De la plume au clavier :
Est-il toujours utile d’enseigner l’écriture manuscrite ?

Les caractères ne sont pas des objets mais ce sont des signes qui sont étroitement et
spécifiquement associés aux mouvements qui permettent de les former. De ce point de vue,
les symboles les plus pertinents sont probablement les idéogrammes chinois ou japonais, qui
sont très nombreux et visuellement complexes. Les traits composant chaque idéogramme
doivent être écrits dans un ordre précis et rigoureusement codifié. Savoir lire les idéogrammes
‘kanji’ demande aux jeunes japonais de nombreuses années d’apprentissage, au cours
desquelles la méthode utilisée pour les mémoriser est l’écriture très répétitive sur le papier ou
même avec le doigt, sur la table ou dans l’ air.

Jean-Luc Velay(1), Marieke Longcamp(1) & Marie-Thérèse Zerbato-Poudou(2)
(1) Institut de Neurosciences Cognitives de la Méditerranée (CNRS UMR 6193),
31 chemin Joseph Aiguier, 13402 Marseille cedex 20
(2) IUFM, Université de Provence, 63 La Canebière 13001 Marseille

© Jacques Grégoire

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/03/31

Croche-pied et Impro

Je joue la pièce musicale que vous écouterez grâce à la lecture à vue. Admettons-le tout de suite, cette lecture se fait en diagonale. J’utilise les notes et phrases pratiquées au cours des derniers jours. Celles dont je possède la ligne mélodique.

Dans cette lecture à vue, je n’essaie pas de rendre l’intégralité de l’oeuvre. Je laisse aux virtuoses cette tâche.

Je pense comme ce musicien qui disait des virtuoses qu’ils  sont bons que parce qu’ils torchent plus vite que la moyenne des ours.
Je ne parle pas ici de ceux qui composent. D’ailleurs plus souvent qu’autrement se sont des artisans pour qui cent fois sur le clavier il faut remettre les notes.
Ciseler des partitions qui seront lues et jouées par ces mêmes virtuoses en deux temps trois mouvements.

Pour ce qui en est du morceau de Philip Wesley  »La nuit qui approche » qui a inspiré ma pratique aujourd’hui. Vous remarquerez quelques croche-pieds ou jambettes avec galipettes improvisées à la clef pour retrouver la trame musicale. Improviser un des grands plaisirs de jouer de la musique.

Clavier Korg, Sonar CakeWalk

Texte et Musique © Jacques Grégoire Tous droits réservés.

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/03/24

C A comme dans CArie

Auriez-vous aimé que votre dentiste vous invite à un C A de gestion interne? J’étais là pour mes caries, j’ai eu droit à une réunion impromptue sur la gestion interne de la clinique. Vous allez comprendre.

Voici la lettre que j’ai fait parvenir à ma dentiste aussi la propriétaire.

Madame,

En février j’ai reçu de votre part des soins dentaires à votre clinique.

En plein milieu de l’intervention vous avez demandé à une seconde assistante de venir vous rejoindre.

Ceci afin de discuter de certains instruments qui devaient être changés dans les trousses (kit).

Cette même assistante est même allée chercher une de ces trousses.

Pendant 5 à 10 minutes vous avez échangé avec vos employées sur les mesures à prendre.

J’avais l’impression d’assister à un meeting de gestion. La mâchoire grande ouverte, en attente.

À la fin de l’intervention, j’ai souhaité connaître le prochain traitement à venir et à combien s`élevait les honoraires payés jusqu’à ce moment.

Je n’eus comme réponse que d’autres caries venaient soudainement d’apparaître et la secrétaire pourrait me dire le montant total de ce que j’avais payé.

Dernier point, il me semble que d’expliquer à votre client à la fin de l’intervention les détails des soins reçus serait faire preuve de respect.

Ce que je n’ai pas eu ni senti.

Veuillez noter qu’avec les autres dentistes de votre clinique qui m’ont traité, je n’ai eu aucun problème.

En terminant, je vous prierais d’annuler les rendez-vous que j’ai à votre clinique et de retirer mon nom de votre liste de clients à contacter.

Avec copie conforme à l’ordre des dentistes.

Travailler avec le public et surtout dans le domaine de la santé exige d’être à l’écoute de la clientèle.

Il semble que mon action aurait porté fruit. Il faut dénoncer les agissements par trop mercantiles.

La réponse que j’ai reçue aujourd’hui me laisse croire à des améliorations futures.

Bonjour

Je vous remercie de m’avoir fait part de la situation. Je comprends votre point de vue et le désagrément ressenti. De mon côté, je veillerai à ce que des situations de ce genre ne se produisent plus. Je peux vous proposer, dorénavant, de voir mes collègues les Dre X ou Dre Y ou encore de fermer votre dossier si vous jugez que la relation de confiance est brisée.

Dre Z

J’ai décidé de fermer mon dossier et de me mettre à la recherche d’une nouvelle Clinique sans C A où siéger.

Gerhard Holmes: Piano Heintzman 1906, Guitare Godin avec effets Behringer V-Amp, Enregistrement Cakewalk Sonar.

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/03/17

Muse qui rôde???

Les murs se sont mis à réfléchir

Qu’entendent-ils de l’extérieur?

Intuitions musicales plus senties

Sont-elles miennes en tout?

Pensées fugaces presque étrangères

Est-ce que cette page m’appartient?

Mon seuil de porte, une frontière

Suis-je capable d’accueil?

À  toi, Muse qui rôde,

Les prochaines lignes sont tiennes

Sauras-tu conquérir mon territoire?

Charny, 25 mai 2015.

%/%/%/%/%/%/%/%/

Suite…..

Pour ne rien comprendre

Impression de déjà-vu

Persistance du souvenir

Réminiscence en devenir

Y a le temps qui n’en peut plus

De compter en parsec quanta prendre

Charny, 17 mars 2022

%/%/%/%/%/%/%/%/

Voces8

N.B. le lien musical a une durée de plus de 3 heures.

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/03/12

Spleen d’équinoxe printanier

À chaque année lors du changement à l’heure avancée mon cycle circadien matinal doit faire un retour en plein hiver. Pour le lève-tôt que je suis pourquoi, faut-il une heure additionnelle de clarté en soirée au détriment d’une aurore qui doit se faire attendre?

Autres bonnes raisons pour ne pas changer l’heure normale:

1- Il faut veiller plus tard pour pouvoir admirer la voûte étoilée. On a qu’à penser aussi aux différentes pluies de météores manquées parce que trop tard dans la nuit.

2- Faire un feu de camp à l’extérieur sans noirceur nous fait perdre toute la magie des flammes qui dansent dans le feu.

3- Quand on se réveille de bonne heure il est normal en contrepartie de se coucher plus tôt. Le marchand de sable est beaucoup moins efficace à la clarté du jour. Et on entend rarement ceux qui se lèvent tard se plaindre de la lumière du jour.

4- Il y a aussi toutes les considérations publiques et sociales plus ou moins vérifiables comme l’énergie sauvée, les risques d’accidents plus nombreux sans oublier ceux et celles indisposés par le ramage matinal de la gent ailée.

5- Si vous avez eu de jeunes enfants à nourrir, il fallait y aller progressivement. Ce n’était pas toujours rapido-presto. Aucun problèmes pour les ados ils mangent sans arrêt, la seule place où vous pouvez les croiser, devant la porte du frigo.

6- Dernière et non la moindre, les effets sur notre santé. Le corps humain comme celui des animaux que nous avons domestiqués réagissent au changement d’heure. Pensez aux fermes laitières. Je vous mets un lien vers Wikipedia.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Effets_des_changements_d%27heure_sur_l%27horloge_circadienne_de_l%27humain

Seule consolation nous avançons vers le solstice d’été.

Bonheur et plénitude matinale en vue.

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Deux morceaux en chantier. Interprétations libres des compositeurs Jean-Michel Blais et Philip Wesley.

A-Jean Michel Blais
B-Philip Wesley

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/03/01

Une coche mal taillée cinquantenaire

Il nous arrive tous dans le cours de notre vie d’avoir eu une coche mal taillée.

Un événement plus ou moins répréhensible dont les répercussions seront à la hauteur de la bourde.

Si par la suite aucune récidive n’eut lieu et que les deux parties n’y virent aucun inconvénient. Grand bien nous fit.

Quoi penser alors, à l’évocation de l’action, de cet interlocuteur qui au nom de ses valeurs, aussi nobles furent-elles, me jugea péremptoirement et n’accepta aucune justification.

Cela m’est arrivé dernièrement. Les détails ont peu d’importance.

Ce qui en eut, en portant ce jugement la relation entre nos deux personnes fut coiffée du nuage gris de l’intolérable doute. Bannie toute forme d’admiration réciproque, souvent la pierre angulaire d’une véritable amitié.

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Pièce de Joep Bevig. Dont je ne me lasse pas. J’apprends la partie piano en ce moment.

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/02/07

Flabergasté (suite et fin)

Lors de conversations entre deux personnes faisant connaissance il arrive que des coïncidences se révèlent. Nous avons lu les mêmes bouquins. Nous aimons certaines musiques aux préférences assez pointues, le grégorien ou Varèse, par exemple. Nous choisissons nos vacances dans le même hôtel sur le bord du fleuve. Et bien d’autres choses comme nos manières de vivre ou de penser.

Dans notre discussion j’en suis venu à parler de l’accès que j’ai à une maison de campagne. Ceux qui suivent ce blog se rappelleront d’un article sur le sujet. Il y a un lien plus bas pour le retrouver. Par la suite, la gentille dame m’annonce qu’elle a eu aussi une maison à la campagne et me donne le nom du village où elle vécut jadis ou presque.

Et patatras, je vous le donne en mille,c’est le même. Je lui réponds en lui demandant si le rang Untel lui dirait quelque chose. RePatatras pour madame maintenant. Sa maison, c’était la deuxième à gauche vers le village. Commence alors l’énumération des connaissances d’alors et celles toujours présentes. Facile d’imaginer notre étonnement devant tant de coïncidences.

Où cela nous mena-t-il? Une conversation qui dura le temps qu’il faut pour comprendre que des incompatibilités étaient trop apparentes d’un côté et insoupçonnées de l’autre. Vous avez une chance sur deux de découvrir qui fut l’instigateur(trice) de la fin de cet échange. Échange au demeurant qui fut fort agréable.

Coïncidence ou Synchronicité.

Hasard: Le hasard ne serait pas un produit de l’homme. Aussi intelligent que nous sommes, il nous est impossible de créer un programme qui soit réellement aléatoire. Mais tout de même, le hasard est présent dans la nature, il y a un nombre incalculable d’éléments qui en dépendent et qui sont imprévisibles. (Google)

Coïncidences: Événements qui arrivent ensemble par hasard. Le statisticien vous dira sûrement que ceux à qui cela arrive peu ou pas devraient côtoyer leurs semblables plus souvent, la misanthropie vous guette.

Pour simplifier, le hasard c’est l’aléa, le coup de dé, l’accident, l’imprévu… et la coïncidence c’est le synchronisme accidentel de deux actions. (Wikipedia)

Pour les friands de psychologie, plusieurs avenues s’ouvrent devant vous, en voici deux.

Synchronicité:  Occurrence  simultanée d’au moins deux événements qui ne présentent pas de lien de causalité, mais dont l’association prend un sens pour la personne qui les perçoit. (Wikipedia)

Synchronicité amoureuse: De fait, quelque soit la forme sous laquelle elle se présente, se définit par : L’imprévisibilité d’un évènement qui peut arriver à tout moment. L’absence de lien et de cause entre la situation que vous vivez et l’état subjectif dans lequel vous êtes. (Wikipedia)

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Essai de musique moins onirique presque minimaliste.

Photo qui coiffe le tout: Lever du jour vu de la maison dans le rang. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/02/02

Flabergasté

La première question qu’elle m’a posée au début de la discussion sur messenger: « Êtes-vous la personne qui a le pseudo de H…. sur le site XY? » C’était bien moi. Elle m’apprend qu’elle suit mon blog depuis un certain nombre d’années. Et qu’elle aime particulièrement ma pièce musicale, Clapotis. Que son écoute la réconforte énormément. Je lui réponds que cela me touche, vraiment.

Plus loin dans l’échange elle ajoute que lors du décès d’une personne très proche, elle l’a écoutée en boucle. Là, je suis complètement « flabergasté ». Qu’une de mes créations ait pu la rejoindre à ce point, l’aider dans un moment de grande douleur. Quand tu crées c’est la récompense ultime, cela malgré la tristesse de l’événement.

Première fois qu’une personne inconnue me contacte pour me faire part de son appréciation directement. Je remercie de tout coeur cette gentille dame de l’avoir fait.

Avec une version déconstruite plus récente.

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/01/14

Ma Première Partition

Vous trouverez plus bas une des multiples raisons qui m’ont fait déserter ce blog ces dernières semaines. Il y a bien sûr le procrastinateur invertébré. Mais voilà qu’un de ces matins, en faisant le ménage des applications de mon ordinateur, se cachait dans l’arborescence un logiciel que j’avais complètement oublié. Par un heureux hasard j’avais mis sur une feuille de portée, la dernière pièce sur laquelle je travaille en ce moment. La feuille manuscrite n’était qu’un brouillon difficilement déchiffrable. La solution, MuseScore, le bidule de créations de partitions que je mets à jour et vogue la galère.

La capture d’image de la partition est le premier jet ou si vous voulez un aide mémoire pour l’enregistrement qui accompagne le tout. L’ajout des nuances, articulations et tempo se fera au rythme allegro ma non troppo.

SI vous suivez la partition en même temps que l’enregistrement vous noterez des silences ou de mesures en plus et/ou en moins. La partition est un premier jet. Le morceau devrait durer plus que 54 sec.

Quand cette inspiration m’est venue je pensais au style pop anglais de années 60, à la Herman’s Ermit.

Publié par : Jacques Grégoire | 2021/12/15

Chapelets de clichés

Des phrases comme un chapelet de clichés

Que j’égrène sans chaleur

Avé sans madone destinée.

Joie morne tissée de grisaille

Poètes de mes souvenirs

Qu’êtes vous devenus.

Fenêtre sans givre 

Compteur de kilowatts

Et coupe froid m’y oblige.

Une masure où périssent

Rêves et utopies figés

Dans le désintérêt glacial

Même une opinion âpre

Revêche serait saluée.

Solitude non obligée

Quatre murs volontaires

Pour m’y contenir.

Que chaque mot-phrase

S’envole et franchisse 

Mers et déserts d’ignorance.

Petite impro sans prétention… Une pièce mieux formulée remplacera celle-ci

Publié par : Jacques Grégoire | 2021/11/06

Joies simples du 21ième siècle

Lumière d’automne avancé

Samedi matin après une nuit de sommeil somme toute bénéfique. Je me réveille toujours 3 ou 4 fois par nuit.

Mais je me rendors assez facilement. Il est loin ce temps où je pouvais dormir à poings fermés 7 ou 8 heures d’affilée.

Prostate et vessie dictent maintenant mes rêves ou somnolences.

Le réveil ou plutôt le saut du lit comme ce matin est pris en charge par un autre organe, mon estomac. Estomac trituré lui par mon pancréas déficient de type 2.

Le petit déjeuner sera accompagné des médicaments pris de mon pilulier comme à chaque repas d’ailleurs. Conséquence d’une matière grise qui fait preuve de moins en moins de plasticité.

Ce sera ensuite le rituel acoustico-prosthétique. Nettoyage de mes oreilles bioniques. Ces appareils auditifs furent et sont pour moi un bienfait de notre ère électro-informatique. Je suis branché directement sur toute la quincaillerie et gadgets de ma vie courante. Portable, chaîne stéréo, ordinateurs, téléviseurs, même ma voiture et surtout mes instruments de musique.

La chance d’avoir retrouvé une ouie normale il y a plus d’une dizaine d’années grâce à une technologie qui ne cesse de s’améliorer.

Je me targue d’être un des premiers chaînons existant vers le nouvel homme cybernétique. Le cyborgne.

Oui, oui le cyborgne parce que vient le temps de nettoyer mes lunettes. Bésicles progressives, il se doit, pour mieux vous voir et aussi vous lire.

Il ne me reste qu’à vérifier la pile de ma montre traceuse-de-pas et de mes fonctions physiques, entre autres mes pulsations cardiaques et la saturation en oxygène de mon sang.

Me voici prêt à affronter ma vie trépidante. Bien assis dans mon fauteuil préféré, café et portable à la main vous racontant les joies simples d’un homme du 21ième siècle.

Pour accompagner votre lecture. Une petite impro toute fraîche jouée. Voulant évoquer l’ambiance d’un matin de congé chez-moi. Départ lento et suite allegro ma non tropo. Que le bonheur d’être là, exister.

Publié par : Jacques Grégoire | 2021/10/26

Notes pour un Anniversaire

Si vous avez eu des enfants, vous savez que la Fête pour leur Anniversaire de Naissance est incontournable,

Obligatoire, imposée, impérieuse, primordiale, essentielle et devrait être imposée par la loi.

Pour ma trentenaire de fille ces qualificatifs sont toujours les mêmes.

Bon Anniversaire Alice.

Les notes qui suivent furent improvisées en pensant à toi.

Tu pourras sûrement reconnaître les dernières notes.

Publié par : Jacques Grégoire | 2021/10/22

Toujours dans les Nuages.

Depuis quelques semaines je me suis remis à l’écriture.

Plus justement à reléguer dans le « cloud »  chaque matin mes états d’âme ou autres faits anecdotiques de ma vie trépidante de casanier invertébré.

Je délaisse la plume pour le clavier « qwerty » sur mon portable.

Premièrement parce que le « cellulaire » est toujours à portée de main et ce sera plus facile de conserver pour la postérité mes élucubrations.
Secondo parce que j’essaie de digitaliser mes écrits passés et manuscrits. Leur faire prendre la même direction infonuagique.
Tâche assez pénible et répétitive. Je n’ai pas envie d’en rajouter sur la pile.  Cependant cela me permet de séparer l’ivraie du bon grain.

Mais le véritable moteur de ce renouveau, c’est l’émulation provoquée par les lectures quotidiennes  de blogueurs dont j’apprécie le style et l’esprit.
Il y a aussi un bon ami qui depuis quelques mois s’efforce à scribouller 3 pages au moins chaque matin.
Il thérapeutise semblerait-il. Autant m’y mettre aussi. Besoin ou pas.

Voici donc un nième recommencement sur ce blog qui a dépassé les 3000 visiteurs et qui approche les 9000 clics.
Merci de votre présence.

Publié par : Jacques Grégoire | 2021/07/12

Par un bel après-midi d’été

Il fait chaud. Presque pas d’humidité. Une légère brise à la clef.

Je m’assieds au clavier. J’ai déjà mis en marche l’enregistrement audio.

Il fait chaud. Les doigts n’ont pas besoin de réchauffement.

Par un bel après-midi d’été, tellement agréable d’improviser.

Il fait chaud. Pas trop, juste assez. Comme ces notes retrouvées.

Les mêmes, désordonnées sans cesse renouvelées.

Il fait chaud. Prêt pas prêt c’est l’apéro.

Enregistrement sur Sonar Cakewalk: Clavier Korg,. Une seule prise live. La joie de l’impro.

Publié par : Jacques Grégoire | 2021/06/12

Mois de mai à Procrastiner

J’aime le mois de mai. Le mois des premières: Pas celles sur la Croisette à Cannes. Que non! Les premières chaleurs à saveur estivale. Retrouver mon balcon où je me fais dorer la couenne. Les fleurs, les unes après les autres, qui embaument et chatoient mes promenades. Mais depuis des lustres il y a une tradition que je perpétue. Lors de mes séances musicales j’utilise un vieux chant québécois que je brasse d’un bord à l’autre:  »C’est dans le mois de mai »

Je suis moins enclin à créer de nouvelles pièces. Passant plus de temps à l’extérieur moins de temps assis au piano. Mais quand cela arrive, l’utilisation de ce thème archi connu pourra peut-être débroussailler un nouveau sentier.

Pourquoi ce manque d’ardeur créatrice? Je ne suis pas comme la cigale de monsieur de la Fontaine, je n’attends pas l’été. Après un long hiver et un printemps qui tarde souvent à venir. Le contemplateur en moi a besoin de passer ses après-midi à regarder les nuages traverser le ciel, laisser les oiseaux m’enchanter de leurs trilles ou faire la sieste bercé par une douce brise.

Et comme le notait un écolier après la lecture de la fable susnommée:  » La cigale elle sait chanter et jouer de la guitare. Pas la fourmi. »

Savoir mettre où il faut ses valeurs existentielles.

Comme vous le constatez cette procrastination se prolonge en juin. On verra pour juillet et plus tard s’il le faut.

Enregistrement  »

Enregistrement  »live » sur Sonar Cakewalk, Clavier Korg, impro aux thèmes connus. Une seule prise.

Pour les puristes je me promène entre le ton de mi et sa relative mineure do#. Celles et ceux qui connaissent mes sparages musicaux vous diront que ça se ressemble. L’improvisation se fait surtout par les ponts (bridges) d’une mélodie à l’autre. L’itinéraire choisi est aléatoire. C’est la joie de l’impro… découvrir de nouvelles avenues et parfois des thèmes surgissant de nulle part. Le tout un peu comme l’image qui suit, un mélange se voulant harmonieux.

Publié par : Jacques Grégoire | 2021/04/26

Thèmes à déconstruire

Orphée et Eurydice: La danse des esprits bienheureux.

Pourquoi thèmes à déconstruire?

Parce qu’il faut les construire en premier.

Voici un extrait de C.W. Gluck pour ajouter à ma panoplie de thèmes musicaux à déconstruire.

C’est que vous entendrez en première partie, précédé d’une petite impro en intro.

La seconde partie vous rappellera peut-être une mélodie connue.

La chanson d’un pâtre grec qui peut-être puisa son inspiration musicale chez un compositeur allemand?

Je vous laisse deviner.

C’est ajouté à la fin une phrase ou deux de Couperin: Les Barricades Mystérieuses.

Comme vous pouvez le constater, je ne suis pas le premier à me laisser influencer par des écoutes musicales.

Cela dit avec toute l’humilité qui m’habite.

Ne dit-on pas qu’en croyant être humble nous ne le sommes déjà plus.

Il faut savoir emboucher sa trompette quand il le faut.

Après écoute vous aurez remarqué quelques hésitations,

Toujours plus difficile de reproduire une mélodie sans fausse note dans un enregistrement en direct.

Le tout sera mieux livré et déconstruit à la clef de mes prochaines improvisations.

Publié par : Jacques Grégoire | 2021/03/20

C’est le printemps

Ceci n’est pas une hirondelle

C’est le printemps qui s’invite aujourd’hui. Enfin. Et pour une fois à Québec la météo semble l’accompagner. Soleil, ciel bleu et neige qui fond. La semaine qui vient sera à l’avenant. Au delà des normales saisonnières nous annoncent les miss Météo. Grand bien nous fasse.

Mon logis se pare depuis ce matin de cette belle lumière printanière. Les notes de mon piano semblent chatoyer, prélude de ce que je vous offre maintenant.

Écoutez ce morceau comme si vous preniez l’apéro chez des amis, à l’entremets et tant qu’à y être au trou normand. D’où sa durée plus longue et les quelques hésitations du direct. Dans la dernière année qu’une seule occasion où j’ai pu m’assoir devant un vrai piano avec mes bons amis. Cela me manque. Pas autant que de les revoir mais pas loin. Ils sont indissociables bien évidemment. Ce sera bientôt la fête nous recevrons tous le vaccin anti Covid dans les prochaines semaines.

Photos de ces beaux instruments dans leur cadre enchanteur.

Enregistrement une seule prise, Sonar Cakewalk, clavier Korg, fichier mp3.

Publié par : Jacques Grégoire | 2021/02/12

Maître à Penser Musical

Je serai bref. Depuis des décennies celui qui influença plus qu’énormément mes musiques nous a quitté.

Chick Corea n’est plus. Voici le message qu’il nous laissa avant de partir.

« Je tiens à remercier tous ceux qui, tout au long de mon parcours, ont contribué à maintenir les feux de la musique allumés. J’ai l’espoir que ceux qui ressentent l’envie de jouer, d’écrire, de composer, de se produire en spectacle le feront. Si ce n’est pas pour vous, alors pour le reste d’entre nous. Ce n’est pas seulement que le monde a besoin de plus d’artistes, c’est aussi très plaisant. »

Mon leitmotiv allant dans la même direction: jouer de la musique comme dans s’amuser.

Je vous mets une petite impro enregistrée ce matin. Ce sont différents thèmes que j’ai empruntés à ce grand musicien. Si vous entendez des hésitations c’est que je ne voulais pas sortir du mood Corea.

Publié par : Jacques Grégoire | 2021/01/05

Année sous Influences

En cette année complètement hors normes, qu’est-ce qui nous a influencés?

Il y eut la peur d’attraper l’omniprésent virus avec son cortège de craintes totalement irrationnelles: du papier-cul à la levure pour pétrir son pain.

Le confinement. Quand le miroir devient ton seul interlocuteur ou pire ceux qui partagent le même toit n’en peuvent plus de s’endurer. Ici l’influence doit s’accorder avec la tolérance. Verrons-nous de pair à un babyboom un déluge de divorces?

Faire ses recherches. Les résultats couvrent tous le spectre du contenu internet. Les complots les plus farfelus mais surtout le rejet de toute idée qui ne rejoint pas ton clan. Une fois influencé plus moyen de revenir en arrière. Sectaire disiez-vous?

Les influenceurs justement. Je me méfie et plus souvent qu’autrement je passerai mon chemin. J’essaie de l’être tout autant pour les commentateurs dans les journaux et autres médias. Mais certain(e)s surtout dans des organismes reconnus auront ma confiance mais toujours en gardant un certain recul. J’irai voir dans le parterre en face si l’herbe est aussi verte.

La musique. Je me laisse influencer facilement. Écouter un album ou un compositeur en boucle, bonheur pour mes oreilles relatives. Les thèmes ou rythmes s’imprègnent dans ma mémoire et se frayent un chemin jusqu’aux bouts des doigts. La pièce qui suit en est un preuve patente. Avishai Cohen, contrebassiste et compositeur, dont les mélopées moyennes orientales ensorcellent. Influence bénéfique car un bon moyen de briser l’isolement, avoir ou se créer une passion. Un aperçu de cette influence, la pièce: A moment in time.

Influence Avishai

Publié par : Jacques Grégoire | 2020/11/03

Défi pour lunatiques

La semaine dernière un bon ami lança un défi aux lunatiques sommeillant en nous.

Il s’agissait de photographier coucher et lever de la lune et du soleil.

Nous avions la chance d’avoir une lune bleue le soir de l’Halloween.

Lune bleue parce qu’il y a eue une deuxième pleine lune dans le mois de novembre.

Je vous mets le lien vers Wikipedia expliquant le tout.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lune_bleue_(astronomie)

Mais encore plus rarissime, la première fois depuis 1944 d’avoir une lune bleue le soir de l’Halloween

Me voila un lunatique frigorifié à photographier le coucher de lune le 31 octobre.

Avec l’aube d’une magnifique journée d’automne à venir.

N.B. Si vous cliquez sur l’image vous pourrez mieux visualiser la photo.

Publié par : Jacques Grégoire | 2020/05/16

Entre l’inconvénient et l’offense

Je vous copie un article lu il y a plus d’un an. En ces moments de confinements, de remise en question et surtout de divergences d’opinion menant souvent à la confrontation. Quelques mots de l’éthicien René Villemure. Vous trouverez aussi tous les détails pour vous abonner à ses commentaires.

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Entre l’inconvénient et l’offense
lundi, 04 mars 2019
Depuis que l’individu est devenu le centre du monde, il semblerait que le ressenti [pour soi] prime sur la société. Il semblerait que ce nouvel-individu, auto-centré et hyper-sensible, ressente chaque contrariété comme étant une attaque personnelle. Il semblerait que tout inconvénient, pour ce nouvel-individu, soit devenu une offense. Sans nuance aucune. À ce titre, la société ne peut être que perdante. Est-ce ainsi que l’on veut vivre?
Que devons-nous penser? Que pouvons-nous faire? Que pouvons-nous espérer?
Ces interrogations énoncent le fondement de la pensée philosophique antique, celle qui considérait que vivre en société valait mieux que vivre seul. Afin de ne pas sombrer dans le marasme du cynisme, quelques distinctions s’imposent entre l’inconvénient et l’offense.
L’inconvénient est avant tout un désagrément, un désagrément qui ne convient pas à notre vision du monde ou à notre plan pour la journée et, comme le mot le laisse deviner, un désagrément est…désagréable, il est toutefois de l’ordre du ressenti. Il faudrait cependant éviter de confondre ce qui est désagréable, inconvénient ou fâcheux avec une offense proprement dite.
L’offense diffère de l’inconvénient par sa nature et par sa force. Alors que pour ressentir on peut être seul, pour subir une offense il faut au moins être deux.
Au-delà du désagrément, l’offense choque ou blesse, même. L’offense peut résulter d’une insulte, d’une attaque, qui heurte là où nous sommes vulnérables. Offensé, on se sent diminué, battu.
Pourtant, il faut savoir que tout inconvénient n’est pas pour autant une offense.
La confusion de l’inconvénient et de l’offense est une conséquence directe de la pensée binaire qui afflige la société en ce moment. Devant l’offense perçue, qui n’est souvent qu’inconvénient, le nouvel-individu se fâche et hurle son indignation, en ligne : en toute affaire, on nous somme d’être « pour » ou « contre »; la nuance est automatiquement évacuée sous peine d’exclusion.
La nuance implique nécessairement des degrés – pensons ici aux nuances de couleurs – des degrés qui s’offrent à nous afin que nous puissions faire notre propre opinion.  L’injonction « pour ou contre », même si elle est populaire, signe la mort de la réflexion; réflexion sans laquelle le sens ne peut être déterminé, donc, on s’égare…
Pourtant, c’est dans la nuance que les choses sont les plus belles.
Alors qu’Oscar Wilde écrivait que c’était l’incertitude qui nous charmait, que tout devenait merveilleux dans la brume, force est de constater que cette même incertitude, de nos jours, n’est plus que source d’insécurité et de crainte. Pourtant, si on voulait un peu plus on pourrait tous mettre l’épaule à la roue et remettre les choses en perspectives en cessant de confondre l’inconvénient et l’offense.
Cesser de craindre est le remède qui permettra de faire les distinctions qui s’imposent.
Toute remarque n’est pas une attaque.
Toute différence d’opinion n’est pas la fin du monde.
Plusieurs visions du monde peuvent cohabiter.
La confiance vaut mieux que la méfiance.
Méditons ces quelques points, le monde n’en sera que plus beau.
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Publié par : Jacques Grégoire | 2020/05/03

Celle Qui Chasse Prend la Place

Odile sur meule foin

En ces temps de pandémie, comme beaucoup d’entre nous, je suis confiné à mon domicile urbain. De par mon âge et même sans cela je ne pourrais pas accéder à la maison de campagne, les voyages entre les différentes régions de la province sont proscrits.

Mais voilà que la maîtresse de céans, elle aussi, est confinée. Contrainte au télétravail, ô bonheur, vous devinez où… de la campagne. Cela devrait durer pour une assez longue période et possiblement devenir permanent. Le bon côté du virus, forcer les administrations à enfin accepter les bienfaits du travail de chez-soi. Pour M* ce fut le moment choisi, idéal, pour adopter une nouvelle amie féline.

Je vous présente Odile. Une belle chatonne dans la force de l’âge, un petit peu enrobée dira-t-on mais c’est pour la beauté de son pelage. Elle prend maintenant ses aises dans et autour de la maison dans le rang.

Pour en venir au titre qui coiffe ce billet, Odile a tellement pris sa place qu’elle occupe aussi mon lit de chambreur. Vivement la fin des quarantaines ou autres isolements, qu’enfin je puisse la rencontrer, apprécier ses ronronnements et surtout pouvoir partager son lit.

Odile sur mon lit

* M: Pourquoi juste une initiale,  par souci d’anonymat. Je vous mets le lien vers l’article en faisant cas.         https://wordpress.com/post/gregoirejac.com/3239

Publié par : Jacques Grégoire | 2020/04/06

Ça, Surmoi, Moi et Quant à soi

En ces temps de confinements et d’isolement, tout est mis en oeuvre pour nous faciliter la vie. Pour beaucoup d’entre nous ce sera la découverte du quant à soi.

Quant à soi:   nom masculin singulier

  1. Réserve un peu fière d’une personne qui garde pour elle ses sentiments.
    • Rester sur son quant-à-soi

      garder ses distances.

À propos n’est-ce-pas: Garder ses distances. Ne plus vivre dans la foule journalière, ne plus se camoufler parmi les autres tout autour, en gardant  maintenant sa superbe pour les quatre murs de sa demeure. Remarquez que je pourrais dire aussi bien le quant à moi. Ce  »moi » si important pour tous, toutes générations confondues.

Ce qui m’amène vers une de mes lectures (lire le côté positif de cette Pandémie) et qui je crois nous donne un aperçu assez rigolo du moi et cie. De Philippe Sollers,  »Centre ».

******

 »Freud commence par une première trinité, Inconscient-Préconscient-Conscient, et en pose bientôt une autre, Ça-Surmoi-Moi. Le Ça est une poubelle de pulsions, le Surmoi est féroce, le Moi est fragile. Le Surmoi joue le rôle d’un accusateur permanent, pendant que le Ça n’est que trop adhérent du Diable. Le Moi est accablé (d’autant plus que la température sociale est glaciale), et a besoin d’un avocat. Dans le vieux monde, on l’appelait le Paraclet (le Saint-Esprit). Dans le continent Post, ce seront les médocs ou la drogue.
<<Là où c’était, je dois advenir.>>
Magnifique formule, mais je dois me tirer seul d’affaire en me prenant par les cheveux pour me sortir de ce bourbier. »
******
Ce   »là où c’était » c’est nous en ce moment sans nous demander ce que nous allons
advenir mais parvenir, atteindre les objectifs dictés par la science et nos dirigeants.
En profiter aussi pour faire le ménage dans notre Ça-Surmoi-Moi.
Je reviendrai  pour le ménage dans un prochain article.
Publié par : Jacques Grégoire | 2020/03/27

Anxiété ou se laver les mains

IMG_3192 - Copie finale

Pour ajouter à l’anxiété

(photo prise dans le boisé derrière la maison de campagne)

J’ai lu ou entendu souvent dans les différents médias qu’il faut profiter de tout ce temps que nous offre le Covid-19.

Premier geste à poser croirais-je, se débrancher de toutes ces sources d’informations continues, ponctuelles ou récurrentes. Les RDI, LCN, CNN, Wapo, NYtimes, Soleil, Presse ou Devoir de ce monde…Diplomatique itou. Rationnez le temps alloué aux écrans comme on le demande à nos enfants.

À cause de mon âge et avant que ce soit suggéré par m.Legault, mes deux enfants m’exhortèrent à laisser mon emploi. Ils craignaient pour ma santé. Travaillant directement avec le public, ma réflexion fut brève et  j’obtempérai. Ce fut le début de mon anxiété…..

Cela fait maintenant 14 jours que que suis en isolement. Me voici   »avec-pas-de-symptôme ». Un souci de moins.

Il y eut évidemment l’épicerie faite et livrée par ma fille. Elle se promenait dans les allées tout en m’envoyant les photos via messenger pour s’assurer du bon item ou en choisir d’autres quand les tablettes se retrouvaient vidées. Je m’abstiendrai aujourd’hui de tout commentaire désobligeant envers mes supposément semblables.

J’ai donc appris à nettoyer toute cette bouffe reçue. Contenants, bouteilles même les fruits et légumes y passent. Il semblerait que le meilleur produit pour faire disparaître le méchant virus: le savon à vaisselle. Voir lien qui suit. Autre souci qui s’envole.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1687727/covid-19-coronavirus-epicerie-decontamination-aliments-produits-savon

Autre point et non le moindre: Que seront mes revenus? Après un peu plus d’une semaine nos gouvernements nous ont concocté toute une panoplie d’aides directes ou indirectes. J’ai pu m’inscrire comme la plupart de mes collègues de travail à l’assurance emploi, notre administration ayant fait diligence. Mais avec la Prestation Canadienne d’Urgence une très grande partie de la population pourra recevoir un montant de 2000$ par mois pendant 4 mois. Et si comme moi  vous vous êtes inscrits au  »Chômage » dans les dix derniers jours votre dossier sera transféré au PCU automatiquement. Bonheur et souci en moins.

Enfin paradoxalement tout ce temps disponible peut apporter aussi son flot d’anxiétés. Je me considère chanceux, depuis longtemps je vis seul et ai appris qu’il faut meubler son temps avant de le perdre autant que le Nord. Je me suis fait un agenda que j’essaie de suivre au mieux de ma disponibilité et de mes envies. Je vous en donne un aperçu: Temps pour la musique, une heure de lecture autre qu’actualités, faire mes exercices physiques: ceux prescrits par ma physio et le vélo d’appartement, méditation qui se termine souvent en sieste, être plus assidu sur ce blog, faire du ménage dans mes enregistrements ou mes écrits, communiquer avec famille et ami(e)s. Pour leur éviter des soucis.

Le plus important selon ceux et celles ayant à vivre reclus pendant une longue période, je pense ici aux astronautes dans la station spatiale, il faut surtout bien dormir. Éviter la  »Pitourne ». Tourne d’un bord pi tourne de l’autre. Et si votre nuit est trop courte faites des siestes.

Je nous souhaite un retour à la vie normale le plus vite possible. N’oublions pas qu’il y aura un avant et un après le CoronaVirus.

 

 

 

Publié par : Jacques Grégoire | 2020/03/19

Syndrome de la cellule et coronavirus

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Pour le printemps qui arrive ce soir à 23h50

Je vis depuis depuis 2005 dans des studios plus ou moins spacieux. Je vous mets les liens vers les différents articles les décrivant ou expliquant le pourquoi de leur exiguïté.

https://wordpress.com/post/gregoirejac.com/2685

https://wordpress.com/post/gregoirejac.com/1729

Pourquoi aujourd’hui associer le coronavirus à mes minis appartements? Vous me voyez arriver avec mes gros sabots… Je suis en isolement chez-moi. Âge oblige,  j’ai suivi les conseils de la nouvelle vedette médiatique du Québec: monsieur Horacio Arruda. Sans oublier notre PM monsieur Legault qui a tracé le chemin pour ses homologues provinciaux et surtout fédéral. Levons notre chapeau pour cette bonne gestion de la pandémie.

Depuis 2005 à n’avoir que 4 murs dans mon chez-moi. Une seule pièce où j’ai tout à portée de main. Je comprends facilement ceux ou celles qui préfèrent dormir ailleurs que dans leur le lieu de vie. Odeurs de bouffe, obligation de déplacer les meubles soir et matin, sentiment de manquer d’intimité, manque de rangement et j’en oublie.

Dans les circonstances que nous vivons en ce début de printemps, l’isolement que je subis en ce moment, je ne le subis pas justement. Je suis habitué à être confronté à la solitude. J’ai dit confronté, non, elle est devenue une amie, une très chère amie. Si vous avez lu les autres articles, j’aurais tellement voulu avoir ce même environnement lorsque j’étais étudiant. L’ado septuagénaire que je suis en profite maintenant depuis 16 ans ou presque. Tout est dans toute.

Avec tout ce temps à ma disposition, je ressasse mes vieux thèmes musicaux quand je ne les déconstruis pas carrément. J’en profite aussi pour faire un bon débroussaillage de mes pièces. Je les ai toutes mise sur le nuage Google. Après avoir fait un premier tri chronologique, je n’ai réécouté que le début d’une seule pièce. Phrasé que j’ai incorporé dans une pièce existante. De redécouvrir des thèmes enfouis dans ma mémoire de plus en plus binaire, je m’en souviens ou bedon je m’en souviens pas. Bonheur que d’improviser à nouveau, valse, farandole, 5 ou 6/8 à raccrocher.

Je vous mets un salmigondis de ces phrases que vous allez facilement reconnaître.

Mais surtout prenez soin de vous et ne contaminez pas vos proches ou semblables.

 

 

 

Publié par : Jacques Grégoire | 2020/02/15

Clapotis déconstruit

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Lors de mes moments de pratiques ou d’improvisations musicales,

Il arrive qu’un morceau se déconstruise.

Soit dans sa trame ou le phrasé.

Un petit 3 minutes et plus vous l’illustrant.

 

 

Vous avez aussi l’original sur YouTube.

 

Vidéo réalisée par ma fille Alice il y a 7 ans.

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