Je délaisse l’écriture pour la musique, de plus en plus mon unique maîtresse. Serait-ce l’Émergence d’un besoin, sentir l’urgence du temps qui me reste? Avec l’apprentissage de mon nouvel instrument de musique, je m’aperçois que je n’arriverai pas à posséder tous les arcanes du bidule.
Première fois vraiment où la gestion du temps me préoccupe. J’ai entamé au mois de mai mon troisième quart de siècle. Je ne sens pas ou presque le poids des années mais l’arithmétique en ce moment semble flirter avec l’exponentielle. Chaque anniversaire de naissance arrive bien trop rapidement. La biologie corporelle va réclamer son dû tôt ou tard. Comme me le disait mon médecin: il n’y plus rien qui soit sur la garantie. La mécanique semble tenir bon et c’est entre les deux oreilles que l’âge semble voyager dans le passé, éloigné »ma non troppo ».
Tout ce temps à pratiquer du Bach, Einaudi ou du Schubert; expérimenter de nouveaux sons ou séquences musicales s’est fait au détriment des mots. Moins assidu aussi à la lecture, ma PAL a atteint des hauteurs stratosphériques.
J’ai négligé aussi WordPress, tant pour la publication de nouveaux posts que pour la découverte de vos articles, je me reprendrai quand l’été ce fera moins ardent.
Il y a aussi un changement de décor. Vers une nouvelle maison de campagne et les péripéties y menant.
Quand tout sera coulé dans le béton je vous raconterai.
Me voici de retour avec à la clef une autre raisons ce long hiatus. Ma rencontre avec mi bémol et son pote do mineur. En voici un bref aperçu, différents thèmes que je potasse et repotasse depuis tout ce temps… À trouver: le bon ordre et les bonnes durées. Version plus fignolée pour bientôt.
* C’est à cause du manque de volonté planétaire si nous eûmes à vous enfumer. Encore ce matin l’endroit avec la température la plus élevée au Québec: Kuujjuaq dans le nord du nord. Facile à trouver dans Google.
Je chemine sur les sentiers de la musique depuis mon plus jeune âge.
Ce fut ceux de l’apprentissage: cours de piano et solfège tout au long de mon école primaire. Sans oublier les chorales de soeur Léontine ou dans le jubé du père Anselme.
Ceux de la découverte: le »Hit-Parade » sur mon petit transistor. Époque fascinante où nous pouvions dans la même heure entendre Neil Sedaka, Richard Anthony, Elvis »the one and only », The Ventures, La Piaf, Bob Dylan et surtout les premiers »tubes » des Beatles. Il me fallait une guitare moi z’aussi. Jusqu’à la création d’un »orchestre de jeunes ». Un »Band de Garage » dirait-on aujourd’hui.
Ceux de l’écoute: Au Québec dans les années 70 tellement de groupes, chanteurs, chansonniers ou musiciens firent leurs marques. Charlebois, Ferland, Léveillée, Harmonium, Leclerc, Raoul Duguay. Il ne faut pas oublier la musique anglaise, le prog, Les groupes comme Genesis, King Crimson, Pink Floyd, Yes and so on. Québec, la ville, terreau fertile pour ce type de musique.
J’ai eu la chance d’avoir une famille qui écoutait beaucoup de musique. Mes parents furent les premiers dans notre rue à posséder une chaîne stéréo. Avec une radio FM, la première station n’arrivera que 2 ans après cet achat. Nous écoutions tant de l’opéra, que des symphonies ou du Glenn Gould, première mouture. Du populaire aussi, américains ou français, de Sinatra à Bécaud. Du Jazz bien sûr, ma mère affectionnait les »Big Band » Glen Miller et cie.
Pendant toute ma vie la musique aura été la pierre angulaire de ma créativité. Je récolte, maintenant à la retraite, la somme de toutes ces écoutes, expériences ou pratiques musicales. Je suis toujours ouvert à la découverte, à me laisse subjuguer. Dans tous les styles.Vous ne m’entendrez jamais, devant une pièce hors norme, affirmer que ce n’est pas de la musique.
Quels sont les sentiers que je parcours maintenant?
Sentiers suivis.
Suivre une partition, avec toutes les hésitations de l’apprentissage.
Schubert, Piano Trio Mi bémol d926 / andante
Sentiers sentis.
Mélange de suivis et de sentis. Quand les thèmes joués sont connus. Plus facile de mettre emphase et fioriture. *
Sentiers sans fonds.
Depuis l’acquisition de mon nouvel instrument, je redécouvre mes pièces. Sans fonds pour pratiques sempiternelles.
Sentiers féconds.
Impro… Toujours l’impro… Et soudain… »Toute est dans toute » (dixit Raoul Duguay avec l’Infonie )
C’est presque une bénédiction que le printemps au Sud du St-Laurent continue son cortège de froidures, de bordées de neige, de pluies froides et de grisaille continue. J’oubliais les journées où il vente à écorner les boeufs.
Plus de temps pour continuer mes explorations musicales et/ou instrumentales. Je vous en mets un aperçu.
La basse et la batterie servent de métronome. Je peux cependant changer la tonalité de l’arpège de basse tout en jouant. Improvisation quotidienne sur un thème en mi mineur que je pratique depuis quelque temps. Piano et flute. Une seule prise pour chaque instrument.
Synthétiseur Yamaha MX88, Voix: piano et Flute, enregistrement et mixage: Cakewalk de BandLab
2ieme recherche:
Je vous ai déjà parlé de la Maison de Campagne qui a été vendue.
Il faut en acheter une autre. J’ai été le chauffeur de ma grande amie, Madeleine, sur les routes de la Beauce profonde ou de Chaudière-Appalaches. Nous avons parcouru presque 200km il y a quelques jours, pour reconnaître in situ les différentes propriétés qui l’intéressaient.
Pour vous donner une idée de la vastitude de nos quelques arpents de neige, dixit un certain m.Arouet dit Voltaire. Pendant cette promenade par une belle journée chaude et ensoleillée »enfin », nous eûmes quand même à subir des écarts de températures notables. Passer de 20 °C à 10 °C en moins de 50km presque à la même altitude. 2 photos illustrant les routes parcourues.
Route de Chaudière-Appalaches.
Route en gravier longeant une érablière
3ieme Recherche: Chercher à comprendre.
Peut-être vous ai-je déjà dit que mon fils est policier à la SQ (Sureté du Québec)
Le 27 mars dernier vers 21h30, je reçois un appel de fiston. Pas dans ses habitudes, il sait que que je me couche très tôt.
Il me dit juste de ne pas m’inquiéter en écoutant les informations à mon réveil demain matin. Il va très bien. Ce n’est pas lui qui est impliqué dans l’événement. Il ne peut m’en dire plus à ce moment là.
Je vous mets un lien vers la conclusion de cette tragédie.
Mon fils n’était pas impliqué directement. Il était en devoir de jour et on lui demanda d’être là en support après les événements. Cependant cela c’est passé sur son quart de travail habituel. Il aurait pu être à la place de la sergente Breau. Toute une réflexion qui débuta.
Remise en question sur les dangers de son travail? Pourquoi laisse-t-on des personnes avec des troubles mentaux en circulation malgré des signes exigeant le contraire? Cela fera partie d’un enquête publique.
En ce moment, il est en arrêt de travail comme bien de ses collègues. Beaucoup de suivis émotionnels surtout. Très important de ne pas retourner au boulot si le moindre doute subsiste sur son état d’esprit. Il en va de sa sécurité et de celle de ses collègues.
Je vous rassure. Il va bien. Nous nous voyons et communiquons régulièrement.