En premier, une raison familiale: l’hospitalisation d’urgence de ma fille pour une infection bactérienne. Ce fut inquiétant les premiers 24 heures mais tout va bien maintenant.
En second lieu, des expériences musicales accaparent beaucoup de mon temps. Je me promène entre minimalisme et genre ambient ( Chill-out, New-Age, Downtempo ou ce que vous voudrez)
Dernier point, je recherche de vieux textes dans mes papiers et vieilles sauvegardes informatiques. Un projet dont je vous reparlerai bientôt.
J’oubliais, je travaille toujours une demi-journée par semaine. Et plus en ce moment, le manque criant de personnel oblige les retraités à reprendre du collier.
Je vous souhaite aussi de profiter du bel automne, ma saison préférée.
Je pratique depuis quelques semaines une musique que j’ai créée à partir d’accords, de phrasés glanés çà et là. Ces choix sont faits dans un ton que je maîtrise moins bien.
Ici mi bémol et sa relative mineure le ton de do mineur évidemment.
Cela donne une partition genre méli mélo. Dans ce cas-ci une bonne douzaine de phrases composées d’autant d’accords.
Comment m’est venue cette idée? J’écoute depuis quelques mois les compositions pianistiques de Philip Glass. Surtout ses Études Book 1 et 2.
Compositeur américain minimaliste, ce qui implique que la progression du morceau pourra être répétitive, voire même sérielle.
Écoute en boucle sur YouTube avec les mains des pianistes bien en vue. Inspirant et très éducatif. Frustrant parfois de constater comment la nature les a dotés de doigts aussi longs. Quant à leur agilité, il ne faut qu’admirer leur virtuosité mais par-dessus tout la somme de travail qu’il faut pour y arriver.
Cela m’a permis de reconnaître des doigtés que je possède un tant soit-il, vitesse en moins.
Pour les choix de notation de cette pièce en devenir je n’utilise pas les Études de monsieur Glass. Je ne veux pas le plagier en tant que tel.
Mon outil de prédilection dans ces circonstances.
Mon oreille
Il y a l’oreille musicale, ce qu’en dit Google:
‘’Le terme d’oreille musicale désigne la possibilité de chanter juste et d’apprécier la justesse d’un son, c’est-à-dire la hauteur des notes les unes par rapport aux autres dans la gamme.’’
Comme tout un chacun qui écoute ou joue de la musique.
Et l’oreille relative, toujours selon Google:
‘’Quelqu’un qui a travaillé son oreille relative, lorsqu’il entend une chanson, par exemple à la radio, peut reconnaître certains éléments ou l’intégralité des accords et de la mélodie, en fonction de ce qu’il a étudié au préalable. Si le musicien a été jusqu’au-boutiste dans son travail, cela peut même être un réflexe, aussi rapide que pour l’oreille absolue.’’
Définition issue du site dont vous trouverez le lien ci-bas. On oublie l’oreille absolue. Toutes les personnes que j’ai rencontrées la possédant auraient aimé la mettre en sourdine de temps en temps ou souhaité carrément ne plus l’avoir.
Selon la définition de l’oreille relative, il faut la travailler… Je joue du piano depuis l’âge de 4 ans. Suivi des cours tout au long de mes années à l’école primaire. J’ai appris la guitare à l’oreille. Je crois posséder une bonne oreille relative et certains musiciens me l’ont déjà confirmé.
Quand j’écoute des musiques en boucle, c’est premièrement parce qu’elles me plaisent. Que serait pour moi un dimanche matin sans Bach ou des chants religieux. Du Rameau joué par Sokolov en faisant le ménage. Debussy pour lire ou la sieste. Pink Floyd en souvenir des spectacles emboucanés.
En ce moment je découvre le piano de Philip Glass, je laisse ses constructions faire leurs chemins vers mon oreille. Cette façon de faire m’a toujours bien servi. Pensons au style de Chick Corea, Mark Almond, les différents rythmes jazz que j’incorpore dans mes impros et bien sûr les influences du classique.
L’oreille commence à bien diriger mes doigts sur les bonnes touches. Et croirais-je dans l’esprit et l’influence de monsieur Glass.
Je répéterai donc l’exercice d’enregistrer une lecture à vue que je vous retrouverez plus bas. Lecture à vue, disons plutôt un aide-mémoire. Après presque trois semaines de déchiffrage et de recherches de phrasés, vous entendrez un mélange de lectures et d’impros. Ce que mon oreille restitue de mes écoutes et tout ce qui naît du bout de mes doigts. Pardonnez les jambettes et autres longs silences. (faut bien retrouver le mi ou là où je suis rendu dans la partition) Il y aussi un effet de reverb pour me donner l’impression que je joue à Carnegie Hall, sans public cependant.
Clavier Korg SP 200, Pré-amp U-Phoria UMC 204hd, Cakewalk de Band Lab.
Philip Glass Études Book 1 pour vous donner une idée de ma démarche empirique.