
Je crois vous avoir déjà parlé d’une énorme différence entre les arts picturaux et musicaux.
On voit rarement un peintre nous présenter ses esquisses encore moins ses croûtes.
Un musicien peut nous faire à écouter ses impros, ses recherches continues ou impromptues. Je vous partage celle pratiquée ce matin.
En parlant avec ma fille de mon apprentissage de l’Étude de Sibelius, elle me rappelait ces longues pratiques que je lui imposais ainsi qu’à son frère lorsque nous vivions sous le même toit.
Les deux n’en ont pas un mauvais souvenir. D’ailleurs fiston adore pratiquer sur ses différentes guitares.
Enregistrement sur Cakewalk de BandLab.
Clavier Yamaha MX88.
Je retrouvais la gamme de monsieur Bartók.
Et les doigts qui se réchauffent plus facilement.
Il y a quelques accrocs, un peu longuet, pour illustrer comment se forgent mes improvisations.
Merci de votre écoute.
pour les artistes…on commence à changer d’attitude… celle qui voudrait que l’oeuvre finie soit plus aboutie que l’esquisse, et donc ayant plus de « valeur artistique »… c’est en partie vrai, car on peut supposer que dans le résultat final, se concentrent tous les choix, les éléments qui se sont agrégés pour répondre à l’idée « cristallisée « de l’artiste, celle de ses choix définitifs…——— cependant l’esquisse a d’autres qualités , en particulier celle de la spontanéité, ,, où les idées jetées » en vrac », sont l’épopée de la genèse du futur tableau, de la future sculpture… en résumé qu’elle a autant de valeur que le travail achevé, et qui, en tout cas permet de mieux saisir le cheminement de l’artiste… voir les croquis préparatoires aux « demoiselles d’Avignon » de Picasso, par exemple. – pour un musicien c’est différent.. dans le classique on a peu d’esquisses, de brouillons, quelques portées « d’essai » avant la partition achevée. sont très rarement présentées….. l’enregistrement au XXè siècle a modifié la donne, elle permet ainsi dans le domaine du jazz différentes versons d’une session d’enregistrement ( diverses prises), avec le même personnel, ou des musiciens différents avant la version « définitive », souvent en rapport avec un choix commercial ( la durée, la qualité sonore ), mais là aussi on se prend à penser que c’est davantage le cheminement qui nous apprend quelque chose que l’oeuvre définitive…
By: rechab on 2026/05/14
at 10 h 07 mi
Merci de votre commentaire! Vous ajoutez à mes connaissances et points de vue sur la créativité.
Une très belle soirée chez-vous!
💖🎶
By: Jacques Grégoire on 2026/05/14
at 11 h 37 mi
Cette intro par la peinture n’est pas anodine, ici, dans l’impro, on entend bien, non pas l’énorme différence mais la vraie parenté des deux tâtonnements artistiques
By: rené thibaud on 2026/04/27
at 3 h 44 mi
Support et immédiateté.
Je n’ai aucun talent pour le dessin ou l’agencement des couleurs. À croire que mes perceptions auraient une dimension en moins, la troisième.
Aurais-je compensé ce vide par le temps vécu, aux résultats immédiats? Dans les salles de pratiques lors de mes cours de piano, soeur Léontine devait me rappeler à l’ordre quand j’essayais d’apprendre à l’oreille des thèmes glanés çà et là. Entre autre celui du film « Exodus » ou l’émission télé « Ivanhoé ».
Les premiers tâtonnements de la créativité. 💖🎶
By: Jacques Grégoire on 2026/04/27
at 6 h 17 mi
😻
By: chatvoyageur on 2026/04/24
at 12 h 20 mi
💖🎶
By: Jacques Grégoire on 2026/04/24
at 11 h 29 mi