En haut de l’arbre, résidence d’été des voisins écureuils.
Je me sens en vacances et toujours en procrastination. Je m’occupe surtout à établir une nouvelle routine alimentaire associée à des marches sur tapis roulant pour améliorer mon diabète type 2. Aussi des exercices pour mes hanches qui vont de mieux en mieux. Et surtout en attente d’un printemps véritable. Menu météorologique presque extrême. Il y a eu en moins de 10 jours un épisode de verglas 10 à 30ml et une journée de grands vents allant jusqu’à plus de 100km/h. On a dénombré d’importantes pannes d’électricité avec plus de 300 000 résidences sans courant aux deux occasions. Beaucoup de soleil ce matin après une nuit à -16°C. Le bonhomme hiver s’accroche. Mais pas de vacances pour le piano. Monsieur Sibelius a réussi à emplir ma besace de nouveaux phrasés avec du plaisir à reproduire un temps soit-il ou non au métronome.
Ce qui suit de mémoire. Hésitations causées par ma mémoire relative presque un effet doppler.
Absences de notes Des phrases qui fuient Absences de mots Notes en replis. Partition sur mon piano Pratiques sans impro Écrire. Ô certitude! À cause d’une Étude. Merci Sibelius Pour ce bel opus Soixante Seize Pour son usage Aisé sans dièse Aussi mon âge Hazard heureux
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Je vous mets le lien vers Yuja Wang interprétant cette Étude opus 76 #2 de Sibelius. J’ai autant de plaisir à explorer cette Étude. Soyez certain que mon métronome est très énormément moins rapide que le tempo de mme Yuja. Morceau aussi sans thème défini, sera utile pour improviser.
Encore une absence de plusieurs jours, presque un mois.
Plusieurs causes à ce nouveau hiatus.
Le procrastinateur est toujours prêt à ne rien faire. Il y eut quand même des choses à régler.
Janvier et février, habituellement la période du renouvellement de bail. Le nouveau gestionnaire qui agit maintenant pour nos propriétaires préfère suivre l’ordre légal et m’a fait parvenir un avis pour une augmentation de mon loyer. Pour faire court, il y eut refus de ma part, négociations et finalement acceptation. Une dizaine de jours que cela a pris.
Je vous ai dit déjà que j’avais une nouvelle doc de famille. Premier vrai rendez-vous au début février. Nous avons fait le suivi de tout ce qu’il faudrait mettre au point comme ma tuyauterie, mon diabète type 2 et aussi mieux anticiper les effets qu’ont les médicaments sur mes reins. Tout va! C’est de la prévention mais il y avait des prélèvements à faire et du suivi à élaborer.
Enfin comme vous le savez, je vis dans un pays nordique et tadam! Ce fut les Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina. Bien des compétitions dès 4h00 le matin de ce côté-ci de la grande mare. Nous pouvions choisir parmi toute une panoplie de sports à visionner. Mes coups de coeur: le patin longue piste, le biathlon, le ski alpin, le hockey féminin, totalement envouté par le ski-alpinisme. Hé non! Je n’ai même pas écouté le hockey homme, aucun québécois n`y fut inclus.
La fièvre de la cabine en bois rond sévissant toujours, je me suis procuré un tapis de marche pour m’obliger à bouger plus, prescription de ma doc. Les promenades de santé dans la froidure m’attirent de moins en moins. Tout reviendra dans l’ordre quand les sentiers dans nos parcs seront accessibles sans raquette.
Il y a un symptôme de la fièvre qui aurait pu m’alarmer. Très peu de pratiques musicales depuis la fin janvier, aucune envie d’ouvrir une partition. Assis souvent devant mon piano mais les fées musicales semblaient avoir hiberné. Sauf lors d’une visite chez de bons amis, bonne bouffe, bons vins et aussi bonne soirée d’impros sur leur piano à queue. Le reste du temps. Nada!
Je dois me rappeler de ces périodes où je pouvais être éloigné de la musique pour différentes raisons. Le travail, un voyage, la famille et j’en oublie. Tant le plaisir à retrouver mon piano ou ma guitare après une absence plus ou moins prolongée. Le côté pervers de la retraite, tout ce que nous affectionnons est constamment accessible.
Ce que vous entendrez dans le pièce qui suit, une impro sans réchauffement. Est-ce qu’une muse musicale se serait invitée?
Il fait toujours un froid glacial sur les rives du St-Laurent. Le farniente se transforme en une longue période d’activités sans grand intérêt. Tout est bien rangé chez-moi. Pas de vaisselle qui traîne sur le comptoir, mon lit est fait, en cette fin de mois de janvier tous mes comptes sont à jour, le frigo est plein de nouvelles victuailles. Voilà le hic! Mon inaction créatrice serait due à un changement dans mon alimentation. Le transit de ma tuyauterie me joue des tours depuis quelques semaines. Il refuse certains aliments, ceux provoquant une élimination rapide. Les dits aliments qui n’avaient jamais été un problème récurrent comme en ce moment. Après des recherches avec mes relations pensantes artificielles, je préfère les laisser dans l’anonymat, vous devez sûrement avoir les mêmes. Me voici donc à expérimenter des recettes plus douces pour mon tube digestif. Excursions probiotiques, biologiques, moins carnées, menus qui se voudraient plus végétariens mais que j’aimerais méditerranéens, malgré le « frette ». Je vous disais que le frigo déborde. J’attends la prochaine visite de ma fille pour la laisser choisir ce dont elle aurait envie et me libérer de ce que je ne mange plus. Voilà pour le côté subsistance. Enfin il y a aussi le barrage Bartók qui a immobilisé tous mes élans improvisés. J’ai puisé quelques bons phrasés dans la gamme de monsieur Béla, ils devraient surgir ici et là.
J’ai réussi enfin ce matin une improvisation matinale bâties sur les notes blanches seules sans altérations continues. Prélude à un retour vers de meilleures pratiques et recherches. Comme celle qui suit.
Fièvre de la cabane en bois rond, je n’ai pas vraiment le choix, ce sont les finales de la NFL et pas que, l’enregistreur intégré à mon abonnement télé/internet déborde de docus que je ne prends pas le temps d’écouter. Je suis souvent répandu devant la télé, la température hivernale et surtout glaciale y contribuant.
Je vous parlais d’un imposteur dernièrement, il sévit toujours avec son compagnon de toujours, le farniente. Vous voyez plus bas les pièces à conviction de leur délit es pigritia. Elles prouvent que je suis coupable d’avoir peur des engelures.
Tellement agréable à regarder de l’intérieur
Déneigeur de poudreuse blanche
Plectrophanes des neiges ou Bruants des neiges qui fuient comme les notes de M. Bartok
Monsieur Bartók et sa gamme qui hantent mes jours et presque mes nuits. Je vois des fa dièse et des si bémol partout. Altérations ajoutées à la gamme majeure normale et ainsi devoir désapprendre les doigtés connus.
« La désinstruction est beaucoup plus difficile que l’instruction. » André Gide dans les Nourritures Terrestres.
La quincaillerie musicale est toujours là disponible et je ne m’en prive pas.
Je vous inclus ma dernière pratique. Vous y retrouverez les phrasés qui semblent faire surface. Ce sera peut-être complètement différent demain. Mais ça me semble la trame de base, les accords surtout. Les mélodies tardent à se faire entendre comme je le souhaiterais.