Publié par : Jacques Grégoire | 2022/05/18

Printemps tardif suivi de chaleur enfin

De ce côté-ci de la grande mare, le printemps s’est fait attendre. Et enfin les derniers jours se réchauffèrent au point de friser les records de température pour un mois de mai. Presque la canicule.

Tout un réveil pour la flore. Quelques photos prises sur le sentier pédestre longeant la rivière Chaudière. Le tout se terminant avec un peu d’histoire sur la famille Breakey qui fonda cette petite municipalité de la rive sud de Québec.

N.B. Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Le chemin de fer suivait le sentier
Excusez l’angle

Appareil photo utilisé: Canon Rebel EOS 7D Lentille 17-85 ml

Retour vers une impro évoquant mes sentiments sur le mois de mai.

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/05/10

Dimanche o’soère

Il y a eu les sam’di soère, il y a aussi des dimanche o’soère.

Identiques et différents comme les impros qui les font vivre.

Improvisations libres: en terrains connus, durée: 7 minutes, nombre de notes: illimitées.
Publié par : Jacques Grégoire | 2022/04/30

Une Révolution intérieure tranquille? Partie1

Véritable esquisse de la pochette

A Day in the Life: à écouter pendant la lecture.

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Printemps 1969. Nous sommes un petit groupe d’élèves, fin du secondaire, à découvrir les joies et plaisirs de la contestation. Rien à voir avec les soixante-huitards européens. Une petite bande de joyeux lurons voulant faire fi de l’autorité avec un grand A, pour nous la direction de notre institution scolaire. Du moins le croyions-nous. Grâce à nos lectures, musiques, films ou reportages sur la contre-culture. Celle qui prenait source dans le mouvement hippie, Peace & Love made in USA dans les années 60. Cela commençait à peine au Québec surtout après Expo 67 avec toutes ses ouvertures sur le monde. Notre révolution tranquille.

Mais revenons à ce printemps 69. L’époque des premières expériences de Paradis Artificiels et surtout la plus marquante pour moi , le premier trip de LSD.

Nous sommes réunis chez le plus vieux d’entre-nous. Un peu notre gourou,. Il est d’ailleurs au collège sous ordonnance de la cour. Selon lui pour vagabondage dans un coffre-fort. Il nous aide à prendre cette expérience avec beaucoup de précautions. Cette journée là nous étions deux à faire le saut dans l’inconnu. Nous accompagnaient 2 ou 3 acolytes pour nous surveiller pendant cette eucharistie psychédélique, un petit buvard avec le logo STP. J’en apprendrai la signification plus tard… .

Comptez environ une heure avant les premiers effets. Quand était-il? Tels que racontés par tout un chacun: couleurs vibrantes, le pas incertain, périodes d’hilarité et tutti quanti. Pour moi ce fut les céramiques de la salle de bain qui bougeaient chacune à leur façon, périodes d’hilarité aussi. J’apprivoise ces nouvelles sensations. Il y a de la musique psychédélique en sourdine: Vanilla Fudge, Cream, Iron Butterfly. Terrain connu, rassurant comme les amis gardiens. Et me voilà à mélanger ou démêler sons et couleurs. Profondeur et hauteur pareillement. Tout est chatoiement, irisation, brillance. Je me crois capable de diriger ce déferlement de couleurs.

Quand soudain mon moi-même tout plein et entouré de lumières est attiré par le son sortant du tout petit pickup où on vient de mettre le long-jeu Sargeant Peppers des Beatles. Malgré la petitesse du seul haut-parleur, la magie de ce monument de la musique pop fait son oeuvre. À cette époque je suis guitariste pour ce qu’on appelle aujourd’hui un ‘’Band de Garage’’. Nous jouions entre autres ‘’A Day in the Life’’ et ‘’A Little Help From my Friend’’. Vous comprendrez l’influence qu’avait sur moi la musique du ‘’Fab Four’’.

Je m’assieds et ferme les yeux. C’est au tour de mon ouïe de prendre les commandes de la manœuvre. Mais la vue ne veut pas être laissée en plan. Les couleurs continuent à s’étirer en allers-retours au rythme de la musique. Je sens que j’apprivoise bien cette mouvance sensorielle. Chacune des musiques écoutées m’ouvrent les portes d’univers insoupçonnés. Toujours les yeux clos comme si je craignais que le charme disparaisse. 

 Arrive la pièce ‘’A Day in the Life’’.  Je chevauche une fusée en forme de guitare. Je suis entraîné à la vitesse de la lumière. Et plus même, je traverse des galaxies les unes après les autres, lumineuses, gigantesques spirales tournoyantes. La pièce se termine. J’aurais voulu que cela n’arrête jamais. Est-ce cela l’illumination, l’extase?

 J’ouvre les yeux. Quelqu’un me regarde. Assis sur un squelette de Triumph Bonneville sans roue. Il sourit. C’est l’ami gourou, sympathisant de la moto. Je sens qu’il comprend mon état. Il lève le bras. M’indique-t-il un chemin à suivre? Pourquoi suivre une autre route? La musique est la voie à suivre. C’est ce que je viens de comprendre, lui dis-je. Que non, rétorque-t-il. La liberté, c’est filer droit devant, ne jamais se laisser diriger. Je sens le poids de son regard et toutes ces questions qui surgissent de partout. Et quand je dis de partout…..

(à suivre…)

© Jacques Grégoire

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/04/28

Le Bain du Samedi Soir ♫♪♪♫ En Notes ♫♪♪♫

Samedi enfin !!!

Décompresser surtout.

S’installer au Piano…

Faire le vide

Allegro ma non troppo.

Laisser l’intuition

Choisir un chemin.

Sans quoi?

Se laisser glisser

Dans un bain de notes.

Un spa musical??

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N.B. Reprenez la lecture en commençant par la fin

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Pendant des lustres, mes samedis soirs furent presque exclusivement occupés par la musique.

Je venais de terminer ma semaine de travail.

Besoin de décompresser et au fil du temps l’habitude s’est incrustée.

Musique, bières ou bon vin, le tout accompagné d’un en-cas plus ou moins santé.

Notes et mots plus souvent qu’autrement se bousculant au portique ou à la portée.

Cette époque est maintenant révolue, chaque jour est devenu un samedi.

Le Travail en moins.

Enregistrement sur Piano droit Gerhard Heinttzman1906, Sonar Power Studio et Cakewalk.

Venant d’articles déjà publiés et remaniés.

© Jacques Grégoire

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/04/20

Le Bacille Homo Sapiens

Éparpillement. Peu d’inspirations ce matin.

Shangri-La, le Monde des A, Asimov, Huxley….

Toutes ces lectures de mondes utopiques qui me reviennent en mémoire.

Je m’emmitoufle de plus en plus dans mon cocon, le cocooning absolu. La retraite que je vis en ce moment me satisfait au plus haut point.

Je me rappelle cette nouvelle de sci-fi lue il y a très longtemps. Un musicien vivant seul dans sa maison ultra équipée un peu comme Houellebecq nous le raconte dans « La possibilité d’une île ».

Sonnons l’alarme.

Comme me le disait un bon ami:  »En ce moment nous vivons sereinement notre propre marche funèbre. »

Soyons optimistes, nous finirons tous claquemurés chacun dans nos cubicules. Pourquoi?

Primo:

 Parce que toute vie à l’extérieur sera devenue impossible pendant que l’on essaiera de purifier la planète de tous les dégâts que notre civilisation a infligés à la nature. 

Il faudra sortir la race humaine de l’écosystème. Nous en avons eu un avant-goût avec les périodes de confinements durant la pandémie.

Baisse des GES, on a vu renards, coyotes et autre mammifères arpenter nos rues en toute quiétude lors des semaines de couvre-feu. Nous avons cru que les oiseaux étaient plus nombreux. Pas vraiment leurs ramages étaient étouffés par les bruits de la circulation automobile.

Mesdames et messieurs, pour le bien de la planète, préparez-vous à vous encabaner seuls ou en groupe, de gré ou de force. Même les adeptes de la liberté absolue, n’auront plus le droit à l’air libre.

Secundo:

L’enfermement agira comme une sélection naturelle. Ceux ou celles assez  équilibrés pour subsister à cet internement deviendront les dominants de ce monde futur.

D’ailleurs les bien nantis, s’y préparent déjà en s’achetant des propriétés isolées et protégées des éléments. Ils pourront y vivre en complète autarcie. Encore eux qui se gardent les premières places.

Tertio:

L’inconnue dans l’équation: l’IA.

L’intelligence artificielle: la nouvelle messie sauvant le monde. (le dictionnaire donne le masculin pour messie, mais il y a un e muet. Je me donne le droit de le féminiser.)

Si les robots parviennent à sauver la planète, voudront-ils  que le bacille homo sapiens la contamine à nouveau?

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Titre de la pièce, très à-propos: Eyes Shut. (Yeux fermés) Olafur Arnalds et Alice Sarah Ott.

J’essaie d’apprendre la partie piano. Cela semble facile, que non. Le talent c’est de donner cette impression.

Texte © Jacques Grégoire Tous droits réservés.

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