Peu d’improvisations ces derniers jours, je potasse une partition dont je vous reparlerai quand les deux mains auront démêlé les bons temps et juxtapositions.
En attendant, une impro avec tentative de tempo constant. Pas facile d’avoir de la continuité au bout des doigts. Mais c’est ce qui fait le bonheur de pratiquer de la musique, constater que des progrès se font.
Impro d’après-midi pour dégourdir les doigts. Fait « frette » -20° la nuit, -14° le jour et 20cm de neige attendus demain. L’hiver rugit déjà avant de commencer.🥶
Rendez-vous hier pour mes prothèses auditives. J’avais avec mes appareils précédents, une fonction pour la voix. Je chante parfois et certaines harmoniques sont camouflées par les ajustements dits normaux. Madame l’audioprothésiste est allé chercher ces fonctions toujours dans mon dossier et les a incorporées dans l’application gérant mes oreilles bioniques. Tout un changement, ma voix osseuse (osthéphonie) aussi nommée voix de tête et ma voix thoracique ou de poitrine me sont plus facilement perceptibles. Les vibrations ajoutent à la justesse et au plaisir du chant et d’écoutes musicales. Nous avons fait en même temps un survol de la dite application. Je l’exploite « pas pire pantoute ». Qu’aurait pu nous donner un Beethoven muni de ces techniques! C’est ici mon seul lien avec Ludwig van, la surdité. Et le ton de do# mineur qu’il m’a fait découvrir. Ce matin une impro en la mineur se terminant par mes compréhensions du style Corea, Chick de son prénom.
Eh oui! Mes enceintes acoustiques viennent de reprendre le monitoring de mes oreilles bioniques. J’ai rendez-vous dans quelques jours avec mon audioprothésiste. Bien des questions à lui poser. Je les ai donc passées en revue et essayé de nouveaux ajustements sur mes enceintes. Et comme bien des découvertes, le hazard m’a fait bouger un des boutons de contrôle sur mes prothèses. Je le croyais inamovible. Cela a remis aux oubliettes toutes ces questions sur la gestion musique en direct de mes enceintes. Deux jours passés à peaufiner le grand plaisir de jouer et sentir l’air vibrer autour de mon piano. Il y a surtout eu ces pièces qui ont surgi de mes souvenirs enfouis sous l’égalisateur universel, le casque d’écoute. Afin d’éviter les distortions, scintillements et autres malveillances causées par mes prothèses, j’utilisais plus souvent qu’autrement la fonction Bluetooth directement dans les oreilles. Je vous mets deux pièces une à la suite de l’autre. Je les pratiquais rarement et elles ont refait surface en ajustant les nuances du Forte au Pianissimo. Bonheurs et joies de sentir les sons emplir mon espace de vie.
Premier morceau: « Shattered Glass », influence d’une vidéo de Philip Glass, pour les doigtés. Le deuxième : « Crystal Stadaconé », que je joue depuis le début des années 80. Un mélange Corea-Bérubé. « Mashup » avant le nom. Chick Corea, mentor au piano, extraits de Crystal Silence. Et une composition de Louis Bérubé, un ami pianiste, connu sur la Côte Nord. Stadaconé, nom d’un village iroquoien situé où se trouve la Ville de Québec maintenant. Louis fut agréablement surpris la première fois que je lui jouai.
Drôle de titre donné à mon impro quotidienne, comme mes pratiques ce matin au piano. D’une partition à l’autre. Une vraie queue de veau. Mon piano aqueux rendu À veau-l’eau s’est perdu À la queue leu leu là l’air Celui des ronds dans l’eau.
N.B. Ces quelques mots quasi automatiques dirigent aussi mes choix musicaux. Me voilà parti à la recherche de la partition. J’espère que mme Françoise me permettra d’ajouter à mes thèmes à développer.
Tous les jours ou presque la lecture de vos articles, chères bloggeuses et chers bloggeurs, me ravit. Vos textes qu’ils soient poétiques, philosophiques, humoristiques, mélodiques, graphiques ou anecdotiques font mon bonheur depuis des années. Mon réveil ne serait plus le même sans votre présence. Dès le petit déjeuner pris, il y aura le nième café bien installé dans mon fauteuil préféré et la recherche des articles chouchous. Que de l’admiration pour celles et ceux d’entre vous qui publiez bon an mal tous les jours ou presque. Sans exclure ces mots qui réapparaissent après une absence plus ou moins longue pour nous surprendre encore et encore. Votre imagination, vos inspirations et vos différents styles me redonnent confiance à l’égard du genre humain. Je retourne vous lire et voleter d’une plume à l’autre.
Impro a contrario. Texte influencé par ma pratique matinale. C’est habituellement l’inverse.