Publié par : Jacques Grégoire | 2025/11/18

Souvenir des années soixante.

Pas trouvé d’image n&b d’époque

Je vous parle souvent de mon oreille relative. Celle qui est capable de reconnaître le ton dans lequel se joue une pièce. Oreille qui se rebiffe souvent si je dois l’interpréter dans une autre tonalité.
Il en est de même pour les sonorités d’instruments que me permet mon clavier-synthétiseur.
Je pratique en ce moment un vieux thème musical utilisé par la télé de Radio-Canada pour le  générique d’entrée de l’émission CinéClub.
Nous sommes ici pendant les années cinquante et le début des années soixante. Dimanche en fin de soirée on nous présentait un choix de films reconnus comme des chefs-d’oeuvre et aussi comme on le dit aujourd’hui des « films d’auteurs ». Pensons à Bergman, Antonioni, Rossellini, DeSica, Goddard, Truffaut.
Évidemment c’était  diffusé sur nos appareils en n&b. Tout comme la plupart de ces films d’ailleurs. Pour bien des gens de ma génération ce fut le premier contact avec le cinéma reconnu comme non commercial.
Mais revenons à mon synthétiseur-clavier et son  choix d’instruments innombrables.
La pièce « True blue Heart » utilisée dans le générique se joue sur un piano honky-tonk, comme pour le rag time.
Me voici donc à concocter le meilleur choix de sons pour me rapprocher le plus possible de l’original.
Tout ne va pas très  bien mme la marquise, ne pas oublier cette chère oreille qui n’est pas au diapason du son honky-tonk . Je n’ai pas compté le nombre de fois qu’il me fallut reprendre l’enregistrement. C’est le but premier de bien jouer de la musique, il faut pratiquer.
En terminant, le titre de cette pièce musicale au Québec prit le nom de l’émission: CinéClub. Tout bon pianiste à qui on demandait de la jouer, la connaissait sous ce vocable.

Lecture à vue presque mémorisée. Excusez les quelques notes fausses et hésitations.

Publié par : Jacques Grégoire | 2025/11/11

Manne Blanche sur Page Blanche à Noircir.

Nous avons notre première livraison de manne blanche, celle qu’affectionne les amants de l’hiver. Avec un gros effet cependant sur cette page que j’aimerais bien noircir de ma prose anecdotique. Tout comme à l’extérieur, le blanc domnine.

Au piano, juste les notes noires qui semblent être volontaires pour une impro. Mais encore, il faudra l’aide d’une ou l’autre de ces blanchâtres récalcitrantes. Mais l’instrument est lui aussi indomptable, les notes noires glissent sous mes doigts. Autre aléa hivernal, les mains sèches.

J’aime l’hiver. Juré craché! Mais pas celui de novembre qui ne sait sur quel verglas perdre pied.
J’arrive de pelleter. Une neige lourde et mouillée. Ouf!Tant tellement lourde qu’il y avait ce matin 350 000 foyers sans courant à cause des branches d’arbres s’affaissant sur les lignes électriques.
Vivement la poudreuse qui virevolte, arabesques et tourbillons en prime.

Journée sans inspiration musicale en voici une d’il y a quelques jours. Pratique en ré mineur avec un petit côté mordant.

Publié par : Jacques Grégoire | 2025/11/08

Quand l’oreille comme les maux ne doivent plus diriger.

Lumière de novembre juste avant l’encabanement hivernal

Certains moments dans une vie sont ralentis par les soubresauts de son corps. La carcasse qui a de la difficulté à outre-passer les petites douleurs l’affligeant. Rien de bien grave, juste assez pour drainer une partie de mon énergie.
Mais il y a pire.
Être incapable de venir à bout d’une partition de Max Richter, Written in the Sky.
Une armature à cinq bémols, ça peut aller mais de diviser la mélodie entre les deux mains, pas habitué le pianoteux du dimanche.
En général la main droite s’occupe du thème et la main gauche accompagne.
Mes choix de musiques à pratiquer viennent surtout de ce que j’aime écouter.
Dans ce morceau la ligne mélodique m’attirait. Fallait pas. Mon oreille privilégie la droite. J’eus et j’ai toujours de la difficulté à décommander les deux mains, ici afin de partager les bonnes notes du thème.
Voilà donc les deux principales raisons de mon absence cette dernière quinzaine.
Et cet article aujourd’hui pour me forcer la main ou plutôt les deux mains à s’accorder pour en venir à bout de cette partition.
Quant à mes petits bobos, l’encabannement hivernal me fera du bien.

Lecture à vue de la pièce ci-haut nommée. Hésitations en prime.

Publié par : Jacques Grégoire | 2025/10/24

Impro Matinale en Si bémol mineur

Brouillard vu de loin

 Si bémol mineur est la relative mineur de ré bémol. Cette tonalité est aussi la clef enharmonique de do dièse. De noms différents mais donnant les mes tons ou notes. Du pareil au même. 

Grammaticalement pour la langue française,  nous parlerions d’homonymes ou homophones.

En ce moment je potasse une partition en si bémol mineur.

Associer les notes écrites vers mes doigts. Décommander main gauche et main droite. 

Le bonheur d’entendre la mélodie se révéler tout au long des pratiques.

Cette impro matinale, aujourd’hui, juste après une de ces pratiques.

Le pianoteux autodidacte que je suis aime se laisser charmer visuellement par la disposition des notes sur le clavier. 

Associer en temps réel le visuel et la tonalité de la partition. Un bel effort de mémorisation. J’adore. Paraît qu’il faut secouer la grisaille entre les deux oreilles avant de la voir se changer en brouillard.

Impro matinale en Si bémol mineur.

Enregistrement et mastering: CakeWalk Sonar Live: une seule prise Clavier: Yamaha MX88

 

Publié par : Jacques Grégoire | 2025/10/23

Malade d’acronymes

Au réveil

Première fois depuis bien longtemps où mes doigts ne frôlèrent pas les notes de mon piano, 48 heures sans pratique ou impro.
J’ai essayé depuis le mois de juillet d’obtenir un rendez-vous avec un médecin ou une infirmière spécialisée dans mon GMF (Groupe de Médecine Familiale). Celui-ci m’a été attribué il y a presque un an, en attendant de retrouver mon médecin de famille attitré. J’ai perdu celui que j’avais jusqu’en 2022, il partait à la retraite.
Je souhaitais faire un suivi de mes différents petits bobos récurents ou ceux s’étant peut-être rajouter depuis.
Par deux fois je pus rentrer en contact avec le GAP (Guichet d’Accès au Première ligne). Même les personnes contactées ne pouvaient me trouver un rendez-vous. On me conseillait de passer par le RVSQ (Rendez-Vous Santé Québec), le GMF exige que ce soit fait en ligne seulement.
Je ne vous parlerai pas du nombre de fois à « pitonner » mon nom, numéro assurance maladie et tutti quanti. Sans résultat.
De guerre lasse, je me suis tourné vers la médecine privée.
Je suis abonné à une de ces cliniques. Cela implique cependant des frais qui ne sont pas remboursés par la RAMQ (Régie de l’Assurance Maladie  du Québec).
J’ai contacté la clinique et j’avais un rendez-vous 36h plus tard. Ce fut le suivi complet 45min avec madame la doc, suivi des prélèvements immédiatement sur place.
Une visite chez le radiologue fut réservée pour une ostéodensitométrie qui eut lieu le lendemain.
Il me reste à attendre les résultats.
Me voilà délesté d’un bon montant mais aussi du souci de ne pas savoir où en sont tous ces organes n’ayant plus de garantie.


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Impro sur 2 pistes. Réchauffement en la min

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