Je chemine sur les sentiers de la musique depuis mon plus jeune âge.
Ce fut ceux de l’apprentissage: cours de piano et solfège tout au long de mon école primaire. Sans oublier les chorales de soeur Léontine ou dans le jubé du père Anselme.
Ceux de la découverte: le »Hit-Parade » sur mon petit transistor. Époque fascinante où nous pouvions dans la même heure entendre Neil Sedaka, Richard Anthony, Elvis »the one and only », The Ventures, La Piaf, Bob Dylan et surtout les premiers »tubes » des Beatles. Il me fallait une guitare moi z’aussi. Jusqu’à la création d’un »orchestre de jeunes ». Un »Band de Garage » dirait-on aujourd’hui.
Ceux de l’écoute: Au Québec dans les années 70 tellement de groupes, chanteurs, chansonniers ou musiciens firent leurs marques. Charlebois, Ferland, Léveillée, Harmonium, Leclerc, Raoul Duguay. Il ne faut pas oublier la musique anglaise, le prog, Les groupes comme Genesis, King Crimson, Pink Floyd, Yes and so on. Québec, la ville, terreau fertile pour ce type de musique.
J’ai eu la chance d’avoir une famille qui écoutait beaucoup de musique. Mes parents furent les premiers dans notre rue à posséder une chaîne stéréo. Avec une radio FM, la première station n’arrivera que 2 ans après cet achat. Nous écoutions tant de l’opéra, que des symphonies ou du Glenn Gould, première mouture. Du populaire aussi, américains ou français, de Sinatra à Bécaud. Du Jazz bien sûr, ma mère affectionnait les »Big Band » Glen Miller et cie.
Pendant toute ma vie la musique aura été la pierre angulaire de ma créativité. Je récolte, maintenant à la retraite, la somme de toutes ces écoutes, expériences ou pratiques musicales. Je suis toujours ouvert à la découverte, à me laisse subjuguer. Dans tous les styles.Vous ne m’entendrez jamais, devant une pièce hors norme, affirmer que ce n’est pas de la musique.
Quels sont les sentiers que je parcours maintenant?
Sentiers suivis.
Suivre une partition, avec toutes les hésitations de l’apprentissage.
Schubert, Piano Trio Mi bémol d926 / andante
Sentiers sentis.
Mélange de suivis et de sentis. Quand les thèmes joués sont connus. Plus facile de mettre emphase et fioriture. *
Sentiers sans fonds.
Depuis l’acquisition de mon nouvel instrument, je redécouvre mes pièces. Sans fonds pour pratiques sempiternelles.
Sentiers féconds.
Impro… Toujours l’impro… Et soudain… »Toute est dans toute » (dixit Raoul Duguay avec l’Infonie )
*Article d’où vient la pièce mois de mai





