Publié par : Jacques Grégoire | 2022/08/31

A.D.F. (Avec Domicile Fixe) Retour en 2009

Je republie un article datant de 2009 au tout début de ce blog. Période où je suivais aussi des cours de musique, de pose de voix et de composition à l’École de musique Manon Chénard-Marcotte. Vous lirez et entendrez le résultat de mon devoir d’élève appliqué. Il y un aperçu de la partition, arrangement de Manon.

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Je mets en ligne les paroles d’une chanson composée après un défi  que nous nous lançâmes un bon ami et moi lors d’une pérégrination en voiture sur la Côte Nord du St-Laurent en 2006. 

Thème: Le voyage. Durée: Libre. Nombre de notes: illimitées. Échéancier: 6 mois.

  ????Petit exercice il faut découvrir qui est la belle inconnue????

A.D.F.    (Avec Domicile Fixe)

J’ai reçu un Message

Je dois partir

Au loin on m’appelle

Mais est-ce si loin?

Là-bas on m’attend

Mais irai-je vraiment?

J’ai reçu un message

Je dois partir

Trépignements du départ précipité

Toutes les destinations  Aucun itinéraire

Sur une carte à deux hémisphères

Des chemins sans croisée

Ravins, rivières, fleuves et marées

Un frêle esquif m’emmène vers l’inconnu

Hé! Oui d’une inconnue  (très lié)

J’ai reçu un message 

Je dois partir

Voyage très secret

Vous ne pourrez m’y suivre

Mais je raconterai tout

Tout dès mon retour

Mon départ est prévu

Vers l’inconnue

Musique

Mais reviendrai-je

Partager mon passé avec vous

Ou n’être qu’avec elle, naître avec elle

Mon seul avenir, joies de l’imprévu?

Pour mon départ enfin  

Vers mon inconnue  ——–>        (musique)

Avec Hardiesse ou inconscience

Je vogue sur des flots désordonnés

Tout autant d’indolence

Vers ces rivages où m’emmène mon frêle esquif

Toujours plus près de la belle inconnue

Est-ce une île, un continent

Y accosterai-je pour enfin découvrir

Celle qui mène ma vie

Sur cette île, ce continent 

Où je partagerai mon logis

Et les folles envies

De ma belle Inconnue, de ma belle inconnue 

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Paroles: Charny août et septembre 2006

En musique: guitare 2007

Piano à venir

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Vous aurez remarqué les notes ou ratures sur le texte. Texte original proposé pour le cours avec mes choix d’accords de guitare. Reproduit sur la partition.

Le tout ajusté, peaufiné avec l’aide de Manon mais surtout ses bons conseils d’arrangements et d’interprétation.

L’enregistrement ne faisait pas parti de l’article original.

Enregistrement dans le studio de l’école. Une seule prise après test de sons usuels. Guitare acoustique Yamaha. Sylvain dont j’oublie le nom à la console et mastering.

Studio École Musique Manon Chénard 2010.03.08
Publié par : Jacques Grégoire | 2022/08/15

Thèmes matinaux de la Maison de Campagne

Comme avant la pandémie.

Je suis seul à la maison de campagne.

Pour 3 jours et deux nuits.

Nuits des Perséides.

Jours de conversations avec Gerhard,

Mon ami, le piano. 

Il y a Odile, la Chatseresse.

Avec son cadeau de bienvenue

.La moitié d’un mulot

Sur le pas de la porte.

Exploration du terrain tout en fleurs

Clic Clac de mon Kodak

L’air est bon, les cumulus se prélassent 

J’en fais autant, reluquant colibris, bruants,

Chardonnerets en pleine sarabande.

Coucher de soleil dans les nuages 

Faudra attendre l’an prochain

Pour faire provision de voeux 

Sous les étoiles filantes.

Thèmes matinaux connus et improvisés. 3 enregistrements  »live », une seule prise pour chacune des pièces. Quel bonheur que de jouer sur un vrai piano dans une maison toute aussi inspirante.

00:00:00 03:59:06 — Influences P.Glass et J-M Blais

04:00:22 07:46:08 — Philippe W. et The little Prince (pas celui de St-Ex)

07:47:13 jusqu’à la fin — Clapotis revisitée (avec une finale moppée)

Micro AKG Precision 120, Micro Shure PG 58, PréAmp Uphoria UMC 204hd, Cakewalk de BandLab, Piano droit Gerhard Heitzmann 1906. (si vous entendez quelques bruits incongrus. Ce sont le rhumatismes de Gerhard)

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/08/06

WD Jackie

Il y avait un soleil resplendissant. La température idéale pour grimper au haut de l’Empire State Building. Jackie faisait partie d’un groupe de jeunes femmes de la RCAF (Royal Canadian Air Force).qui venait d’envahir l’observatoire du 86ième étage.Elles ne  détonnaient pas avec leurs uniformes..Tous ceux et celles sur place ou presque  le portaient en ce beau dimanche de juin 1944. Nous étions encore en guerre. Mais l’air était à la fête. Le débarquement  des Alliés quelques jours plus tôt sur les plages de France laissait entrevoir une fin probable du conflit. 

La joyeuse bande s’émerveillait de la vue sur la ville en plein cœur de Manhattan. Jackie comme les autres attendait  pour  utiliser les jumelles de touristes. Juste derrière elle, une copine de baraquement lui fit remarquer sa pâleur.

–Peut-être, répondit-elle, le repas de la ‘’galley’’ ce midi ne passe pas bien. 

Son tour arriva et elle pu contempler l’imposant panorama.  Elle pivota du fleuve Hudson lentement vers l’East River mais soudainement tout se mît à tourbillonner. Elle voulut se retenir aux jumelles, un immense bourdonnement l’enveloppa  et la tour au-dessus d’elle se mit à valser. 

Quelqu’un s’exclama:

–Vite de l’aide, Jackie ne va pas bien! 

Une fulgurante douleur lui taraudait les entrailles.Deux GI tout proches l’attrapèrent  et l’étendirent sur le sol. Au même instant, un lieutenant se pencha sur elle. 

–Je suis médecin dans la Marine, je m’en occupe.

 Ce furent les dernières paroles qu’elle entendit. 

Jackie sentit du mouvement autour d’elle. Elle avait de la difficulté à bien se situer. Elle était couchée. Elle voulut ouvrir les yeux mais la lumière entre ses paupières lui vrilla le cerveau. 

Quelqu’un lui parlait en anglais: .

–Bonjour miss Samson, ne bougez pas trop. Le docteur Létourneau va venir vous voir sous peu.

Elle  réussit à ouvrir les yeux. Elle était  sur un lit d’hôpital, une infirmière lui souriait. 

–Soyez sans crainte, tout va mieux maintenant. Le docteur arrive.

Du fond de la salle, elle vit un officier se diriger vers elle. Il lui parla en français.

–Bonjour mlle Samson, je me présente, Michel Létourneau, lieutenant de la Marine Canadienne. Comment vous sentez-vous ce matin? Avant que vous répondiez, je suis aussi médecin et j’étais là quand vous vous êtes évanouie.

Jackie essayait de ramasser ses idées. Mais il y avait toujours un fond de brouillard.

–Il me semble vous reconnaître. Qu’est-ce qui m’est arrivée?

Le docteur s’approcha et s’assit au pied du lit.

–Vous avez été très chanceuse que j’aie été sur place lors de votre perte de conscience. Nous avons pu vous transporter rapidement vers l’hôpital où vous vous trouvez en ce  moment. Je suis ici pour participer à des expériences sur un nouveau médicament qui pourrait sauver des vies sur les champs de bataille mais aussi pour la population en générale.  

Jackie l’interrompit:

–Mais qu’est-ce que j’ai eu et quelle expérience avez-vous essayée sur moi?

Le jeune lieutenant reprit d’un air rassurant.

–Vous êtes passée à deux doigts de la mort. Vous avez eu une septicémie. Une infection qui aurait pu être fatale. Mais avec la permission de mes officiers supérieurs et des chercheurs sur l’étude des antibiotiques, nous vous avons administré de la pénicilline. Le traitement a commencé il y a trois jours et se prolongera encore pour au moins une semaine. 

–Mais je ne peux pas. Quel jour sommes-nous? Trois jours que je suis ici? Je dois embarquer pour l’Angleterre lundi le 12 juin..

Le dr Létourneau la regarda d’un air navré

–Nous sommes mercredi le 14 et personne ici n’aurait accepté de vous laisser partir. Et même après votre traitement dans une semaine vous devrez rester à notre disposition pour le suivi de l’expérience. Pour cela vous serez retournée à votre base canadienne où un médecin chercheur continuera le traitement jusqu’à votre complète guérison.

La déception se lisait sur le visage de Jackie. Fini les rêves de voyage en Angleterre.

–Le médecin qui vous suivra ne sera pas obligé de connaître les raisons de votre septicémie. Encore ici vous avez eu la chance d’avoir une amie qui m’a avisé, seul à seul, de votre visite chez une faiseuse d’anges. Cela nous a permis de vous prodiguer les soins les plus adéquats et le plus rapidement possible. Cependant vous devez savoir que la possibilité pour vous d’avoir des enfants ne sera pas assurée.L’avenir seul le dira. 

Jackie pleurait tout doucement, la tête appuyée sur la vitre du train qui la ramenait vers Rockliffe, Ottawa.

N.B. Cette histoire est totalement imaginaire.

Seul le prénom Jackie est réel, celui de ma mère adoptive. Sur la photo il faut trouver la flèche la désignant.

.WD, surnom donné aux femmes enrôlées dans la RCAF (Women’s Division)

.Ce que l’on écoutait à la radio en 1944.

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/08/04

Adoption et Syndrome de la Cellule. suite et fin

Comment faire le lien entre mon adoption et ce bien-être que je retrouve dans des endroits réduits? À quel endroit avons-nous tous été en totale sécurité?

Dans le sein maternel.

Ma mère biologique savait dès le moment où elle devint enceinte qu’elle devrait me donner en adoption. Cela dès ma naissance. Les mères célibataires n’étaient pas bien vues en cette époque  »pré-Révolution Tranquille ». Je vous ai mis un lien vers un rapport sénatorial canadien titré  » Honte à Nous » *.

Malgré tout, j’ai la ferme conviction que ma mère a vécu une grossesse en étant bien entourée. La rumeur voulant que le père fut un notable de la région du Saguenay ou du Lac St-Jean. Preuve que je viens de d’une de ses régions, j’ai un un problème génétique propre aux jeannois ou saguenéens.

Nous entrons ici dans la matrice imaginaire que je commençai à créer au milieu de l’adolescence. Nous suivrons un ordre chronologique mais leurs manifestations furent éparpillées dans le temps. Afin d’alléger le texte nous différencierons mes deux mères: Maman A pour adoptive et Maman B pour biologique.

Neuf mois dans le confort utérin de Maman B ne souhaitant que le mieux pour cet enfant qu’elle ne connaîtra jamais. J’aime croire qu’elle écoutait beaucoup de musique ou était-elle musicienne? Je me demande si elle n’aurait pas écouté pendant son séjour à Québec une émission radiophonique quotidienne ayant comme thème une valse de Brahms**. Thème musical qui me marquera, nous le verrons plus tard.

Je suis né en mai***, le printemps que j’aime bien mais pas autant que l’automne moment où censément je fus conçu. Très probablement un souvenir automnal que devait chérir Maman B.

J’arrive. Le choc de la naissance. Il n’y a pas que le cordon ombilical qui est coupé. Pour ajouter à mon désarroi je n’entendrai plus la voix apaisante de Maman B. Mes premiers besoins de réconforts obnubilés. Vous me voyez arriver avec mes petits petons. (un peu trop tôt pour parler de sabots)

Et voilà!!!! Mon cri primal. Ce besoin de retrouver celle qui m’a porté. Le bien-être du foetus. Tout en confinement.

Mais j’aurai à vivre une deuxième gestation. Neuf mois passés avec les Soeurs du Bon Pasteur. Comme le montre les photos les nourrissons sont rarement hors de leurs bassinettes ou de leurs parcs à bébé. Aurais-je vécu un conditionnement répondant?**** Avoir fait de ma bassinette un lieu où je me sentais en sécurité. Quatre parois rapprochées. La génèse du Syndrome de la cellule.


Ma soeur, mon frère et moi aimions dire que nous avions été choisis. Surtout à cette époque où les bons curés veillaient à ce que leurs paroissiennes fassent leurs devoirs conjugaux.

Comment! Presque 2 ans sans pouvoir baptiser votre neuvième ,dixième ou quatorzième, aimaient sermonner les vicaires de l’Église catholique et omniprésente.

On peut comprendre que ceux et celles qui naquirent dans ces conditions ne furent pas toujours accueillis avec autant de bienveillance sinon carrément privés d’attentions maternelles.

Selon ce que racontait Maman A, lorsque vint le temps de choisir le fils tant espérer, elle aurait jeté son dévolu sur le parfait bébé tout blond et joufflu. Mais le voisin juste à côté fut le seul à lui tendre les bras. Elle ne put résister. Février 1950, j’avais une mère, un père, des grands-parents, oncles, tantes, cousins et cousines.

J’aurais aimé croire que Maman B fut musicienne. Mais comble du bonheur, Maman A était pianiste. Conservatoire tout au long du primaire et secondaire, bonne accompagnatrice. Dès mes premiers moments dans ma nouvelle vie, le piano était présent.

C’est ici que je fais le lien entre mes deux mères. Maman A comme vous pouvez l’imaginer était souvent assise au piano, pour les réunions familiales, les fêtes d’anniversaire, les sauteries entre amis et surtout pour le plaisir des enfants.

Et il y avait une pièce que je souhaitais toujours entendre, la valse de Brahms. Ma musique réconfortante par excellence. Celle au piano par Maman A et la version orchestrale pour Maman B. Le lien qui aurait uni les deux premières femmes dans ma vie.

Mais il ne faut pas oublier, le destin n’aurait pu mieux faire, une mère qui me permit de développer mes talents musicaux dans une famille qui fut somme toute normale mais avec des épisodes hors normes. Le bonheur avec ses hauts et ses bas.

N.B. Vous remarquerez que je ne joue pas la valse de Brahms. J’ai souvent essayé de l’apprendre mais mon rendu ne rejoint jamais le souvenir que j’en ai. Je laisse aux virtuoses le grand plaisir de m’offrir le réconfort de cette pièce. Je me rappelle d’avoir écouter en boucle la version orchestrale sur le système RCA Victor HiFi de mes parents sur disque 78 tours.

* https://sencanada.ca/fr/info-page/parl-42-1/soci-mandat-adoption/

** Valse de Brahms La majeur, op. 39 #15  » Thème de Maman B »
Valse de Brahms au piano de Maman A

*** Crèche St-Vincent-de-Paul http://www.ipir.ulaval.ca/fiche.php?id=982

**** Conditionnement répondant

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/07/26

Adoption et Syndrome de la cellule

N’ayez crainte je ne commencerai pas ici un réquisitoire pro-vie ou pro-choix. Les politiciens et la religion ne devraient pas s’acoquiner, c’est toujours au détriment de la population. Fin de l’éditorial.

Allons-y droit au but: j’ai été adopté. J’avais 9 mois, ma mère adoptive ne pouvant avoir d’enfant. Je suis l’aîné, d’une fratrie de trois. Une soeur et un frère qui sont arrivés 4 et 6 ans plus tard. Nos parents nous ont appris très jeunes que nous venions de l’adoption. Nous formions une famille unie, nous avions un père et une mère. Jamais nous avons essayé de retrouver nos parents biologiques. Voilà pour la mise en situation.

Dans un article d’avril 2010, mes premières constatations du syndrome de la cellule:

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Bien peu de temps ces derniers temps pour le blog et la musique.

Je viens d’emménager dans mon nouveau Garde-Notes. Un peu plus petit,  aussi bien éclairé et mettant fin à ma zoothérapie avec Tite-Mine dite  Bibelot, elle crèche maintenant chez ma fille et sa mère.

En réduisant la superficie de mon home, je me demande si je n’aurais pas le syndrome de la  »cellule ». Comme si je me sentais mieux dans un endroit confiné. J’aurais pu facilement survivre à un long emprisonnement.  Il m’aurait fallu cependant toute ma quincaillerie musicale et informatique.

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Dès ma plus tendre enfance, j’aimais me cacher dans des endroits exigus, sous le meubles, dans le fond d’un placard ou d’une armoire. Souvent je m’y endormais au grand dam de mes parents. Dans un des nombreux logis que nous avons habités il y avait dans la chambre de ma soeur, un garde-robe genre walk-in avant la lettre. Nous aimions, elle et moi, y créer des univers allant de la  »Roulotte à Patate » * au vaisseau spatial. (essayer de reproduire celui dans  »Opération Mystère » **)

Il y eut aussi les cabanes dans les bois au chalet, mon petit coin dans le  »tambour » *** sur la galerie arrière de l’appartement. Voilà pour le volet historico-québécois.

Comment faire le lien entre mon adoption et ce bien-être que je retrouve dans des endroits réduits? À quel endroit avons-nous tous été en totale sécurité?

Suite à venir…. Très bientôt…

Petit intermède musical:

J’ai commencé à remasteriser des pièces enregistrées avec la vieille quincaillerie. Comme WordPress nous donne le nombre de téléchargements des fichiers mp3 mis en ligne, je commence par celui le plus écouté. Il n’y a pas une semaine sans qu’on le télécharge. Merci de votre écoute.

 »Mois de mai et ses sentiers parcourus »

2022.07.26 bis 21.05.27 mois de mai

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*Roulotte à patates
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** Opération Mystère. Émission Jeunesse Radio-Canada 1957-58. La moitié des écoliers étaient en amour avec Luce (Louise Marleau) l’autre moitié c’était des filles.
*** Tambour. Seule image trouvée montrant un tambour de Limoilou, quartier de la ville de Québec. Tambour parce que protégeant l’escalier menant aux appartements.

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