Publié par : Jacques Grégoire | 2009/03/16

Bien-être d’un matin de congé

Dans la même veine que le dernier billet ‘L’École Buissonnière.. »  ou comment ne pas travailler à gagner sa vie peut être encore plus enrichissant.

L’impression d’être un peu à part: avoir congé le lundi. Sentir tout le trépignement du retour au travail autour de moi et je suis en mode farniente. Félicité! Tout en bien-être.

 Lors d’une conversation dernièrement avec une bonne amie, nous nous questionnions sur la notion de ce bien-être. 

 Selon le Petit Robert: Sensation agréable procurée par la satisfaction de besoins physiques, l’absence de tensions psychologiques. Voir: Euphorie; agrément, aise, béatitude, bonheur, félicité, jouissance, plaisir, quiétude, satisfaction, sérénité.

Belle nomenclature, n’est-ce pas?  Cependant ces états d`âme  devraient pour bien s’épanouir n’avoir aucun sentiment de culpabilité.  Pour se sentir à l’aise il faut convenir du dénuement d’une grande partie de la planète et vouloir y remédier: du partage de l’eau à la richesse.  À l’autre bout du spectre essayer d’enrayer le sort écologique peu enviable que nous lui projetons, cette bonne vieille Terre.

 Le bonheur ne pourrait qu’être égoïste. Je ne peux à moi seul régler le sort du monde. Ces plaisirs que la vie m’offrent ne peuvent plus se conjuguer au présent sinon qu’en partageant ou en faisant oeuvre de???   Mais où retrouverai-je la satisfaction sans contrition? De mon passé. Me rappeler de ces deux oeufs, bacon dans un Dinner’s du Nouveau-Mexique avec une aurore magnifique sur fond de musique country. Béatitude!  En ces temps moins aisés nous allions défendre les démunis au Viet-Nam, au Chili. Du moins le croyait-on. Pas besoin d’y penser. Jouissance immédiate et en toute quiétude. Les agréments du partage avec les compagnons ou  compagnes de voyage, de travail ou de tous les jours. Nous allions remédier à toutes les injustices, aujourd’hui pour demain, en toute sérénité. 

L’euphorie des années soxantes passée,  construisons le nouveau credo caché du capitalisme: l’assouvissement… Satisfaire ces besoins que la société de consommation crée de toutes pièces en nous les présentant indispensables…. Cela aura pris plus de trente ans pour nous apercevoir que la création de faux besoins est terminée.  Saurons-nous maintenant être capables  de faire profiter des bienfaits de la terre pour tous et au profit de tous? Cesser de calculer du sommet de la pyramide mais enfin de sa base?

Nous parlions donc de bien-être. Je ne peux que le ressentir et mon voisin n’y changera rien aussi pauvre ou riche soit-il.  ll y a chez-moi cette absence constante de tension psychologique. Je vous rappele mon fond judéo-chrétien et son examen de conscience.  Nous sommes ici dans le monde de la sensation et qui plus est, tout en agréments. Égoïstement si vous êtes absents mais vous ne me laisserez pas sans quiétude.

Grâce que je me souhaite

J.G.

P.S. Petit exercice: j’ai essayé d’introduire dans ce billet tous les synonymes du Petit Robert pour bien-être. Un exercice à faire que me proposa un jour un prof de littérature ou de français.

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Responses

  1. Commentaire de la personne avec qui j’eus cette conversation:

    Il y a plusieurs façon de parvenir au bien-être (ou tout autre synonyme, en provenance du Larousse, qu’il te plaira).C’est peut-être une chance que tu as de pouvoir carburer sur une sensation aussi simple que celle d’avoir fait un bon déjeuner, car il y en a d’autres qui doivent autrement se compliquer les choses pour pouvoir y parvenir! :-)

    L’être humain est plus qu’un animal, dit-on. Il possèderait en plus grande quantité quelque chose qu’on nomme « intelligence », et qui le rend apte à dépasser les considératione strictement biologiques reliées à sa survie. C’est d’ailleurs cette particularité qui lui permet, lorsqu’à défaut de qualité il n’en reste que la quantité, d’abuser, d’exploiter, de détruire ou de nuire démesurément. C’est également cette faculté particulière qui lui permet d’avoir de la compassion, sentiment humain par excellence, qu’on peut difficilement imaginer chez l’animal. L’indifférence, ne demandant pas d’effort intellectuel spécial, est à la portée de tout membre du règne animal ou, même, végétal.

    C’est comme on veut, bien sûr. Mais on peut difficilement se plaindre ou se désoler du sort de l’humanité ou du tort que les uns causent aux autres ou à soi-même, lorsque notre bonheur dépend justement de leur oubli. Et vive la philosophie, oui.

    Bon lundi soir.


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