Publié par : Jacques Grégoire | 2022/07/16

Dialogues avec Gerhard le Campagnard


En plein farniente
Il faut c’est l’été

Y a mon ami Gerhard
Hé oui le campagnard

Il souhaite dialoguer
Avec mes doigts à délier.

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Retour à la maison de campagne avec ma toute nouvelle quincaillerie d’enregistrements.
Après les ajustements d’usage et tests de son.
Première prise: reconnaissance et réappropriation du clavier.

Impro afin d’évaluer les différentes sonorités.

14 minutes à la va comme j’te pousse.

Tout le plaisir de jouer de la musique et de sentir l’instrument vivre sous mes doigts…

Harmonies naturelles à la clef.
La précision d’un clavier électronique n’égalera jamais la sonorité d’un vrai piano.

Un son qui vous enveloppe.

Chaque corde ( trois par notes) en vibrantes harmonies.
Merci à la maîtresse de céans et aidante naturelle de Gerhard qu’elle accorde elle même.

Pour les puristes et autres oreilles absolues pas au ton naturel de 440.

Pour ménager l’instrument qui fut construit en 1906.

2022.07 14 Dialogue avec Gerhard

Enregistrement avec: Micros AKG 120 et Shure PG58, Pré Amplificateur U-phoria UMC204hd, Logiciel Cakewalk de BandLab, Piano Gerhard Heintzman 1906.

Ce fut de magnifiques journées d’été.

La campagne québécoise dans toute sa splendeur estivale.

Vue de ma chambre à mon réveil.
Devant la maison. Montagnes au loin: Maine, USA
Petit matin
Publié par : Jacques Grégoire | 2022/07/04

Train-Train à couper le sifflet

Il y a longtemps que je me suis assis sur mon balcon, le parasol se balançant sous une douce brise matinale. Le café tout près avec le chant des merles, chardonnerets et bruants chanteurs plein les oreilles. Que du bonheur!

Je demeure près d’une route provinciale qui fut jadis le seul lien direct vers la Beauce et la frontière américaine. Elle mène aussi vers le pont de Québec qui permet depuis plus de cent ans de traverser le fleuve Saint-Laurent. Pont ferroviaire lors de sa construction auquel on ajouta des voies permettant la circulation automobile.

Pourquoi cette description géographique de mon lieu de résidence? Vous aurez deviné qu’il y a en face de chez-moi une route provinciale et derrière une rail de chemin de fer. La vue de mon balcon situé à l’arrière, comme vous le voyez sur les photos, donne sur beaucoup d’arbres. On a pas l’impression d’être au centre-ville de Charny.

Agglomération qui fut à la fin du XIXième siècle et première moitié du XXième une gare de triage importante pour le transport ferroviaire canadien d’est en ouest situé sur la rive sud du Saint-Laurent. Auquel s’ajouta le lien nord-sud grâce au pont.

Or, donc et alors diriez-vous, comment fait-il pour vivre dans cet environnement sonore? La circulation automobile ne me dérange presque pas, sauf pour ces engins à deux roues dont la hauteur des décibels est inversement proportionnel au civisme de leurs propriétaires. Qui plus est, je n’ai pas de fenêtre qui donne sur la rue.

Par contre la voie ferrée se trouve à moins de 100 mètres, je vous confirme que cela peut-être bruyant. Non pas la circulation sur rail, c’est tolérable mais par l’utilisation qu’on fait du sifflet des locomotives, là c’est une autre paire de manches (d’oreilles?)

Parce que voyez-vous, il y a un passage à niveau qui croise la route à environ 300m. Et les opérateurs doivent siffler au moins 4 fois avant le dit passage. Certains surtout ceux des trains de passagers y mettent tout leur coeur. Il faut compter huit passages de trains passagers et plus ou moins une dizaine de trains marchandise ou autres à tous les jours.

Il y a depuis quelques années un regroupement de citoyens qui fait pression sur la ville pour empêcher l’utilisation des sifflets en zone urbaine. Il semblerait que cela devrait cesser d’ici la fin de 2022. Souhaitons le ardemment surtout pour le musicien que je suis, certains de ces sifflets pneumatiques vont en trio et ils ne sont pas toujours accordés. C’est ajouter l’insulte à la blessure de mes oreilles. Et dernier point pour ceux ou celles qui ne le sauraient pas. Je possède des oreilles bioniques. Pour un surdité moyenne et qui m’offre ainsi la capacité de régler le niveau de ce que j’entends ou écoute. Certains collègues et amis prétendent même que je fais de la discrimination auditive.

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Et les quelques images de mon chez-moi.

Recherches d’instruments et sons pour une pièce évoquant justement un train passant dans le lointain.

Le produit fini arrivera sous peu.

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/06/25

Une Révolution intérieure tranquille? Partie 2

J’ouvre les yeux. Quelqu’un me regarde. Assis sur un squelette de Triumph Bonneville sans roue. Il sourit. C’est M., l’ami gourou, sympathisant de moto. Je sens qu’il comprend mon état. Il lève le bras. M’indique-t-il un chemin à suivre? Pourquoi suivre une autre route? La musique est la voie à suivre. C’est ce que je viens de comprendre, lui dis-je. Que non, rétorque-t-il. La liberté, c’est filer droit devant, ne jamais se laisser diriger. Je sens le poids de son regard et toutes ces questions qui surgissent de partout.

Et quand je dis de partout…..

Pourquoi mon corps qui vibre?  Pourquoi ces halos qui irisent tout ce qui m’entoure? Pourquoi les objets semblent-ils posséder leur vie propre? Quelle est cette lumière qui semble venir de ce regard lourd et lointain? Va-t-elle m’atteindre? D’où viennent ces pensées qui m’assaillent?  Sont-elles miennes? Que veulent dire ces sourires? Apaisement? Connivence? Complicité? 

Oui, ce doit être cela.  Mon moi-même  plein de lumières qui revient. Voilà  mes pensées en pleine farandole. Joie indicible. Plus besoin de m’exprimer. Tout est dans tout. Ton sourire, mon sourire. Ton regard, mon regard. Tes pensées, mes pensées. 

Il y a ma mâchoire qui se crispe. J’esquisse un bâillement pour retrouver la sensation du sourire d’il y a…. si longtemps. La vibration qui revient et s’accentue… Le salon où nous nous trouvons n’offre plus les garanties de la géométrie euclidienne. Étais-je assis ou debout? Les murs rejoignent-ils le plafond? Y a-t-il un plafond? 

Mon accompagnateur, R , me parle. Que des sons lointains, incompréhensibles. Il me dirige vers un canapé. Où nous nous assoyons.  Son intervention semble avoir atténué un tant soit-il mes sensations physiques? 

Je scrute la pièce qui a retrouvé ses dimensions à peu près normales. Je demande si cela est terminé maintenant.  Tous se regardent avec le sourire aux lèvres d’où sort maintenant une cascade de rires…. Pourquoi cette hilarité générale? Chaque son émis prend vie et virevolte dans ma direction. Pourquoi vers moi? Quand soudain il y a mes pensées qui prennent le chemin inverse. Elles se dirigent vers tout un chacun. Ou est-ce le contraire? Qu’est-ce que je comprends maintenant? Que je n’aurai plus jamais rien à cacher. Sentir le vide qui prend toute la place au creux de mon estomac, jusqu’au bout de mes tripes. 

Tout semble se figer. Une grande respiration, mon regard qui implore. Laissez-moi mes illusions, ma réalité, déformée par les demi-vérités dont je me suis nourri depuis si longtemps. Et ça repart. Tout se désagrège. Effritement continu, parcelle par parcelle, vers ce gouffre qui semble tout attirer. Maelstrom aux antipodes des élévations ressenties dans ces cosmos neuronales.  Il faut revenir comme avant. Ai-je encore un avant?  À la recherche de pensées qui soient réellement miennes. Je suis assis sur le sofa, je suis en larmes.

Toujours sur son squelette de moto, M me dévisage. Il me lance:‘’ Musique ou liberté. Pour les deux il faut vivre et  ne penser que par la vérité. Maintenant tu peux connaître le sens de STP sur le buvard. Sauve Toi Pas.’’  Suivi d’un grand éclat de rire. Une parcelle de compréhension, enfin.

R me réconforte comme il peut. Il décide de me faire prendre l’air. Nous sortons. Bouger me fait du bien. Être moins entouré semble m’apaiser. Nous décidons qu’en revenant j’écouterai un peu de musique. R me suggère ‘’I’m fixing a Hole’’ des Beatles.

Prémonitoire

Fixing A Hole »

I’m fixing a hole where the rain gets in

And stops my mind from wandering

Where it will go

I’m filling the cracks that ran through the door

And kept my mind from wandering

Where it will go

And it really doesn’t matter if

I’m wrong I’m right

Where I belong I’m right

Where I belong

See the people standing there

Who disagree and never win

And wonder why they don’t get in my door

Installé devant le petit pickup, ce fut la lente remontée. Récupérer mes justes  perceptions, remplir le creux au fond de mes tripes. Cette première expérience psychédélique en fut toute une. Hallucinations multiples, extases, paranoïa, expérience extra-sensorielle, conscience exacerbée aux confins de l’inconscient collectif. Ce fut aussi un exposé que je fis pour mes cours de philo. Mes profs semblèrent apprécier. Ce qui m’aura permis aujourd’hui de pouvoir me remémorer et de le partager.

En conclusion, toujours être accompagné quand vous tentez de nouvelles expériences pouvant comporter des dangers. Tout cela dura une douzaine d’heures.

Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou décédées n’est pas fortuite. Si jamais vous vous reconnaissez, faites-moi signe. Vous pourriez ajouter vos souvenirs aux miens. 

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/06/22

Découverte musicale et retour dans la nature

Plus de 3 semaines sans écrire. Le syndrome de la page blanche n’y est pour presque rien. Comme l’indique le titre, les deux maîtresses dans ma vie, la musique et Mère Nature s’employèrent à ce que je n’aie d’yeux et d’oreilles que pour elles.

Pour la musique cela débuta avec la dernière visite de mon fils. Il avait apporté avec lui sa nouvelle guitare.

Une Fender Telecaster que j’avais bien hâte d’essayer. Les connaisseurs sauront comprendre la jubilation du paternel. Il n’y eut pas seulement la guitare qui me surprit. Les progrès de l’héritier sont fulgurants. Il s’est remis à pratiquer depuis 7 ou 8 mois mais je ne m’attendais pas qu’il ait retrouvé et amélioré sa dextérité aussi rapidement. Son secret:  »Backtracking ». Je vous mets le lien Wiki.

https://fr.wiktionary.org/wiki/backing_track

Pratiquer sur une pièce connue dont on a enlevé l’instrument que vous souhaitez améliorer.

Ce fut un bel après-midi à se renvoyer un  »riff » après l’autre avec l’aide de BB King sans BB King ou le groupe Polyphia entre autres. Partager les vieux trucs avec les nouveaux.

Dès son départ, des recherches pour trouver aussi des morceaux à mon goût. En furetant çà et là. Tiens WikiLoops.. Allons-y voir. Eurêka. Après quelques tâtonnements pour apprendre les qui, que, quoi, comment et vogue mon petit navire musical sur une nouvelle mer pleine d’escales à découvrir.

En trois mots: plaisir, joie et bonheur. Apprendre, jouer et partager la musique avec de vrais musiciens qui mettent leurs talents gracieusement à notre disposition. Et ils viennent de partout sur le globe.

Je vous mets ma première expérience: Sunrise Colors. À la guitare un Français, suite d’accords de son cru, l’accompagne un américain à la batterie. C’est sur sur cet enregistrement que j’ajoute ma guitare et le vibraphone. Quelques accrocs mais une seule prise par piste, pour vous donner ce qu’est le plaisir d’improviser entre musiciens même à distance.

De Wikiloops 156186

Pendant que vous écoutez cette improvisation, une série de photos de différents parcs et autres sites du comté de Portneuf sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent près de Québec. Promenades avec des amis ornithologues, botanistes en devenir. Juste de l’observation sans le devoir de tout noter et herboriser. Debout aux aurores, odeurs et ramages en continu. Passer le reste de sa journée en contemplation ou presque. Mais surtout il fait chaud agréablement. La canicule ne se presse pas de ce côté-ci.

Cap-Santé, village sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent et le long du Chemin du Roy, première route traversant la Nouvelle-France.

Publié par : Jacques Grégoire | 2022/05/28

Renouvellement Quincaillerie Musicale

Comme certains d’entre-vous mes bidules musicaux étaient passés date ou avaient rejoint la cyberéternité. (je pense ici au Tosh de Jourd’hu)

Tellement obsolète que les fabricants ne se donnaient plus la peine de faire les pilotes pour Widows 10.

Acheter un nouveau piano électronique… Pensions et travail à temps partiel n’arriveront même pas à juguler l’inflation.

Après quelques recherches, la solution économique se résuma à me procurer une sorte d’interface qui peut tout brancher: système midi, analogique, micros, guitare, clavier et vogue la galère.

Votre humble serviteur, lui aussi obsolète devant ces technologies au goût du jour , dut réapprendre le b.a.-ba presque du début. Du rebranchement aux différentes techniques qui évidemment se sont améliorées. à mon grand plaisir et au vôtre aussi dans ce premier essai que vous pourrez écouter.

Chaque instrument: piano, ensemble de cordes et la basse fretless. Sont enregistrés en jouant sur mon vieux Korg grâce au système MIDI qui contrôle les instruments sélectionnés sur le synthétiseur virtuel Cakewalk de mon presque vieux laptop. Le tout que je remixe et masterise aux mieux des nouvelles connaissances. Comme toujours c’est l’improvisation qui dirige cette pièce et aussi ma vie mais il ne faut pas en parler à mon comptable.

N.B. Étant donné ce nouvel apprentissage, j’ai négligé l’écriture mais j’y reviens.

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